Show Less

Exterritorialité, Énonciation, Discours

Approche interdisciplinaire

Edited By Héliane Kohler and Juan Manuel López Muñoz

Concept forgé par le philosophe et sociologue Georg Simmel, l’ exterritorialité désigne le contexte de l’ étranger – celui qui est dans une situation décalée, « entre-deux », sur le seuil, renvoyé à une altérité. Ayant trait à la mobilité et au changement, l’ exterritorialité est d’ordre spatial, linguistique, culturel, identitaire… Traiter une telle question, c’est aussi prendre en compte l’ énonciation et le discours.
Souhaitant engager un dialogue interdisciplinaire, cet ouvrage s’intéresse à différents genres de discours (littéraire, médiatique, testimonial, socioculturel, publicitaire…) analysés à la lumière des nouveaux paradigmes épistémologiques et paramètres socio-économico-culturels. Tout en cherchant à relever les différentes figures de l’ exterritorialité, ce travail collectif vise à réfléchir sur la question et à cerner ses fonctions. Quels sont les comportements énonciatifs et discursifs des locuteurs en contexte exterritorial et en situation interculturelle ? Comment les écrivains « venus d’ailleurs » traitent le problème de l’identité et perçoivent leur altérité ? Comment est abordé le contexte exterritorial par le discours télévisuel ? Il s’agit de quelques-unes des questions présentées lors du colloque qui s’est tenu à l’Université de Cadix en 2008, réunissant des chercheurs d’Espagne, France et Canada, provenant de différents champs disciplinaires (analyse du discours, communication, littérature comparée, langues et littératures étrangères…).

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Maria Fernanda ARENTSEN (Collège universitaire de Saint-Boniface – Canada) L’identité exterritoriale dans le projet multiculturel du Canada, utopie…? 59

Extract

L’identité exterritoriale dans le projet multiculturel du Canada, utopie…? Maria Fernanda ARENTSEN Collège universitaire de Saint-Boniface (Canada) Le monde que nous habitons est ouvert mais encore plein d’absences, de silences, de lacunes. Comme le précise Iain Chambers, il n’est plus réductible à un centre, à une origine ou à un seul point de vue. Dans ces interstices, d’autres langues ou d’autres accents racontent d’autres his- toires, d’autres vécus, d’autres temps. Notre sens de l’être, de l’identité et de la langue sont maintenant traversés par le mouvement. Dans le mouvement, affirme-t-il, notre sens de l’identité ne pourra jamais être résolu. La sécurité qu’offraient les catégories comme le Blanc, l’An- glais, le mâle ou d’autres, nous empêche de saisir efficacement les dy- namiques contemporaines. Le mouvement nous a rattrapés et notre vo- lonté individuelle n’y peut rien. Maintenant que nous avons compris que nos identités sont construites, nous avons la possibilité de com- prendre les mécanismes des autres identités, de découvrir d’autres his- toires pour découvrir l’étranger qui nous habite. Dans ce travail, nous nous proposons d’analyser comment s’insèrent les discours de deux écrivains québécois «venus d’ailleurs» dans le dia- logue social qui s’est entamé dans le champ culturel du Québec à partir des années 1980. En effet, le Québec partage, avec les autres pays des Amériques, le vécu de la migration, du déplacement, de la rencontre. La soci...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.