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Traduire les savoirs

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Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Danielle LONDEI Introduction 3

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Danielle LONDEI Introduction Le traducteur est immédiatement qualifiable comme médiateur par le fait qu’il se pose en tiers dans une relation entre l’auteur et le lecteur, mais c’est un leurre. De fait, la responsabilité de la médiation incombe en premier lieu à l’éditeur, car ce n’est pas la langue mais l’horizon redessiné qui importe. Ce qui signifie – ce point est essentiel – qu’un éditeur prend sa décision de faire traduire un texte sur la base non pas d’une traduc- tion, mais de deux traductions, ou plus exactement d’une double tra- duction. Il part non seulement du problème soulevé par le texte de départ pour envisager le meilleur texte d’arrivée, mais il part égale- ment d’un contexte d’énonciation de départ pour essayer de le trans- férer dans un contexte d’accueil. Sa décision de traduire un livre se fonde sur l’obligation, pour le bon commerce des idées, d’inscrire l’ouvrage – l’essai, puisque c’est sur ce genre que nous concentrons ici notre attention – dans un corpus, c’est-à-dire dans son catalogue. De cette manière l’ouvrage considéré entrera en résonance, en écho, avec des ouvrages déjà publiés qui tracent l’identité de la collection de sa maison d’édition. Mais ce premier corpus commercial n’est qu’un élément d’un corpus plus ample, qui est le corpus intellectuel des tropismes nationaux-culturels, institutionnels, médiatiques. Se trouve alors posée la question que l’éditeur ne maîtrise pas: comment l’ouvrage qu’il...

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