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Traduire les savoirs

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Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Edoardo VESENTINI La traduction: une contamination entre cultures et langages 5

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5Edoardo VESENTINI La traduction: une contamination entre cultures et langages Vers la fin de 1941 la traduction de Cesare Pavese de Moby Dick (1941) apparut dans les librairies. Depuis lors, Moby Dick est de- venu et est resté pour moi un livre «de Pavese», de la même manière que les Dialogues avec Leuco, Le bel été ou La maison des collines… étaient des livres de Pavese. Moby Dick, lu plus tard en langue origi- nale, fut pour moi un livre différent: je ressentis clairement la dis- tance entre les deux textes, renforcée plus tard par la lecture des tra- ductions italiennes apparues successivement, et non seulement par le fait que ces dernières prouvaient comment, en traduisant, Pavese avait ajouté quelque chose. Aujourd’hui, presque soixante-dix ans plus tard, le rapport entre lecteur, traduction et texte de départ – en particulier pour ce qui est de la langue anglaise – a acquis un caractère nouveau et différent. En lisant nos quotidiens et nos hebdomadaires, surtout d’ordre écono- mique-financier, on a l’impression paradoxale de lire des traductions de l’italien à l’anglais; cela non seulement pour des raisons de sno- bisme1, mais parce que des mots et des phrases dans la langue origi- nale rendent, ou semblent rendre, plus efficace la lecture d’un raisonne- ment exprimé au départ dans une langue éloignée de la nôtre. Les marges de manœuvre dont nous jouissons (et dont, en quelque sorte, nous sommes forcés à jouir) quand nous élaborons...

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