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Traduire les savoirs

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Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Stefano MANFREDI L’éditeur Il Mulino, traducteur des savoirs 27

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27 Stefano MANFREDI L’éditeur Il Mulino, traducteur des savoirs Les essais sont certainement «porteurs», pour ainsi dire, de la culture du pays où ils sont écrits et publiés. Cela est également vrai pour les essais rédigés par des académiciens, qui s’adressent, du moins au départ, à un public de spécialistes et de savants – un public que l’on imagine cosmopolite. On ne saurait sous-estimer, également, la portée de l’impact cul- turel des essais traduits, comme le prouve l’histoire de l’éditeur Il Mulino. Fondée dans les années 1950 par un groupe de jeunes intellec- tuels qui visaient à rénover la culture italienne (rien moins que cela), Il Mulino est la première Maison d’Edition à diffuser dans la culture italienne les «social sciences» d’origine anglo-saxonne, à commencer par la sociologie américaine. A cette époque-là, il s’agissait de disci- plines tout à fait inédites dans notre panorama culturel, jusqu’alors dominé, essentiellement, par les disciples de Croce d’un côté et de Gramsci de l’autre. En effet, ce furent d’abord des philosophes comme Nicola Matteucci et Antonio Santucci qui proposèrent leurs traduc- tions d’œuvres de sociologues américains. Ces nouvelles disciplines, avec leur approche empirique et les nouvelles catégories à travers lesquelles elles définissaient leur objet d’étude, impliquaient aussi l’emploi d’un nouveau langage, outre, bien évidemment, une nou- velle manière de «faire des essais». En courant tous les risques (de tout genre, à commencer par le risque financier) qu’une telle entre-...

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