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Traduire les savoirs

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Edited By Danielle Londei and Matilde Callari Galli

Cet ouvrage présente quelques-unes des nombreuses problématiques de la traduction contemporaine, de l’interprétation des diversités culturelles aux questions posées par les transmissions et les traductions des savoirs. Il s’agit d’offrir une réflexion sur les différentes formes de médiations culturelles qui sont spécifiques des comportements humains et de la communication, tant dans les langages que dans l’écriture ou d’autres formes expressives.
La traduction est omniprésente, pluridisciplinaire ; elle répond à la complexité de la communication et de l’interculturalité et elle interroge les diversités culturelles qui cohabitent, se contaminent et disparaissent.
La pensée et les savoirs sont au centre de ces questions et la compétence à les traduire ou à les interpréter devient une aire de recherche qui dépasse le champ strictement professionnel pour s’étendre au domaine des sciences humaines et sociales ou à celui des arts.

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Matilde CALLARI GALLI Traduire le silence 53

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53 Matilde CALLARI GALLI Traduire le silence Selon Clifford Geertz One of the advantages of anthropology as a scholarly enterprise is that no one, including its practitioners, quite knows exactly what it is. […] People who watch baboons copulate, people who rewrite myths in algebraic formulas, people who dig up Pleistocene skeletons, people who work out decimal point correlations between toilet training practices ant theories of disease, people who decode Maya hieroglyphics, and people who classify kinship systems into typologies in which our own comes out as «Eskimo» all call themselves anthropologists. (Geertz 1985: 623) Dans sa vision pessimiste de la discipline, il constate que: «There are a number of results of all this, aside from a lot of fine examples of a person’s reach exceeding a person’s grasp; but surely the most im- portant is a permanent identity crisis»1 (ibidem). Sur le même ton, mais avec un brin d’optimisme en plus, Eric Wolf avait remarqué quelques années plus tôt que «the strength of anthropology has always been in its eclectism, or – what may be the same thing – its respect for reality»2 (1980: 20). A ce sujet, je voudrais 1 «L’un des avantages de l’anthropologie en tant que discipline académique est que personne, y compris ceux qui la pratiquent, ne sait vraiment de quoi il s’agit. […] Les personnes qui observent des babouins qui copulent, qui réécrivent les mythes sous forme de formules algébriques, qui extraient du terrain des squelettes du Pléistocène,...

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