Show Less

Textes sacrés et culture profane : de la révélation à la création

Series:

Edited By Mélanie Adda

Cet ouvrage, partiellement issu de réflexions engagées lors du colloque interdisciplinaire « Textes sacrés, Arts et Sciences » (dirigé par Mélanie Adda, INHA, Paris, 11-12 janvier 2008), traite dans une double perspective de la relation entre les textes sacrés et la culture profane qui s’y rapporte ou qui s’y heurte. Les auteurs se sont d’abord interrogés sur la possibilité d’une définition en intension de la sacralité textuelle. En observant le devenir de critères propre à la définir (comme l’origine divine) dans des contextes aussi différents que le judaïsme hellénistique, le Moyen Âge chrétien ou encore le confucianisme, les études de ce volume mettent en lumière la complexité de la notion de texte sacré, qui ne peut sans doute recevoir d’autre définition qu’en extension.
L’autre objectif de ce recueil est d’étudier la réception des textes sacrés dans les civilisations et les cultures profanes dont ils sont les principaux fondements, en observant non seulement le statut que l’objet profane reconnaît au texte sacré auquel il emprunte, se consacre ou s’oppose, mais aussi le statut que ce même objet profane s’attribue alors à lui-même ou se voit attribuer.
Ce double aspect de la réception du texte sacré est étudié à travers diverses productions culturelles, des plus directement liées à la source sacrée – comme les apocryphes, les traductions, l’exégèse et les enluminures –, aux plus indépendantes – comme la création littéraire –, en passant par celles qui, comme certaines sciences positives, doivent contourner le texte sacré, ou encore celles qui le détournent à des fins polémiques ou politiques.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Irène FABRY-TEHRANCHI L’intégration littéraire et iconographique du motif de la descente du Christ aux Enfers à l’ouverture du Merlin en prose de Robert de Boron 215

Extract

L’intégration littéraire et iconographique du motif de la descente du Christ aux Enfers à l’ouverture du Merlin de Robert de Boron Irène FABRY-TEHRANCHI Université Paris-Sorbonne Nouvelle Centre d’Études du Moyen Âge Université Paris-Est Marne-la-Vallée Peut-on radicalement opposer, au Moyen Âge, le texte sacré que constitue la Bible aux textes profanes dont relèverait la littérature en langue vulgaire ? Celle-ci se développe sur des fondements religieux, dans un univers baigné de culture chrétienne, comme le montre, dès l’origine de la littérature en ancien français, la place déterminante des textes hagio- graphiques1. Même dans un monde imprégné des valeurs religieuses et nourri de culture biblique, il ne faut pas préjuger de la primauté du sacré sur le profane, et bien souvent, dans l’œuvre d’art médiévale, ces caté- gories sont mêlées2. La Bible fait ainsi l’objet d’utilisations multiples. Sa Je tiens à remercier pour leurs relectures et leurs suggestions Madame le Professeur Michelle Szkilnik, Alexandra Costache-Babcinschi et Lydie Lansard. 1 Voir La Vie de saint Alexis : poème du XIe siècle, éd. G. Paris, Paris, Champion, CFMA, 4, 1911 (rééd. 1980). Au XIIIe siècle, la fiction romanesque reste profondé- ment marquée par la sphère religieuse. Ainsi, les romans qui se placent dans la continuation du Conte du Graal convergent dans la christianisation de ce motif, à l’aide d’interpolations sur le texte biblique qui placent au fondement du mythe du...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.