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Les affixes anglais, productivité, formation de néologismes et contraintes combinatoires

De la diachronie à la synchronie

Ives Trevian

Prenant en compte les données fournies par les dictionnaires en ligne et en libre accès de langue anglaise soumis à un métamoteur de recherche ultraperformant, cet ouvrage propose une analyse diachronique et synchronique systématique des affixes anglais, y compris de ceux que l’on peut qualifier de « strictement savants ».
L’examen du corpus particulièrement volumineux constitué dans le cadre de cette étude permet aussi bien de rendre compte de la productivité des constituants morphologiques hérités des fonds germanique et roman et de leur contribution respective à la formation de néologismes que de cerner leurs contraintes combinatoires. Dans une approche qu’il a voulue résolument interdisciplinaire, l’auteur confronte ses conclusions aux principes énoncés par les écoles de morphologues les plus représentatives, notamment par les tenants de la stratification lexicale, de la phonologie cyclique et de l’ordonnancement par degré de complexité.

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Conclusion générale 549

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Conclusion générale /D SUHPLqUH FRQVWDWDWLRQ TXL V¶LPSRVH G¶XQH pWXGH V\VWpPDWLTXH GX lexique est que la morphologie dérivationnelle a gardé sa primauté dans le processus de formation de mots, malgré certaines théories (et divers FULVG¶DODUPHTXDQW¶à une supposée simplification outrancière, voire un DSSDXYULVVHPHQWPDVVLIGHO¶DQJODLVTXLUpVXOWeraient notamment de son statut de première langue de communication internationale. ,OHVWHQIDLWDYpUpTXHODGLIIXVLRQXQLYHUVHOOHGHO¶DQJODLVDSSX\pH par un développement fulgurant des moyens de communications con- temporains, est allée de pair avec un renforcement du fonds classique et roman de son lexique (Allen, 2006). Quels que soient les vertus ou les méIDLWVTXHO¶RQDWWULEXHDX[PpGLDVGHPDVVHLOHVWSHXGRXWHX[TX¶LOV ont concouru à sortir des ghettos du jargon scientifique de nombreux termes, médicaux, technologiques, sociologiques ou autres formés sur des racines gréco-ODWLQHV ,OQ¶HVWEeVRLQTXHG¶pWXGLHU ODSUHVVHPrPH destinée au tout venant, pour constater combien le vocabulaire que les anglo-saxons qualifieraient de latinate a tendance à occuper une part FURLVVDQWHDXPRLQVjO¶pFULWSOXVSDUWLFXOLqUHPHQWDX[(WDWV-Unis, dont O¶LQIOXHQFH FXOWXUHOOH HVW SUpSRQGpUDQWH HQ-deçà et au-delà du monde DQJORSKRQH&HUWDLQV RQW pPLV O¶K\SRWKqVH TXH OD SUpVHQFHPDVVLYH GH locuteurs hispanophones sur le territoire américain serait susceptible G¶DFFpOpUHUFHSKénomène (Cohen 2005, Stavans, 2003). Quand bien même sera-t-LO ORLVLEOH DX[ GpWUDFWHXUV GH O¶K\SRthèse G¶XQUDIIHUPLVVHPHQWHQWHUPHVG¶XVDJHGHODSDUWQRQJHUPDQLTXHGX OH[LTXHDQJODLVG¶DIILUPHUVWDWLVWLTXHVGHIUéTXHQFHG¶XVDJHGHVOH[qPHV j O¶DSSXL TXH OD ODQJXH parlée par les locuteurs anglophones des cinq continents est loin de refléter pareille tenGDQFHO¶DQDO\VHGHVGRQQpHVj notre disposition prouve au moins...

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