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De l’Informe, du Difforme, du Conforme au théâtre

Sur la scène européenne, en Italie et en France

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Edited By Yannick Butel

En 2005, dans le tumulte du festival d’Avignon, croisant des créations malmenées par la presse et une partie des spectateurs, l’informe, le difforme et le conforme s’imposaient comme des ouvertures propres à répondre aux interrogations comme aux jugements des détracteurs du festival et de ses artistes (notamment Anatoli Vassiliev, Jan Fabre et Pascal Rambert, entre autres). S’il faut avouer, comme l’écrivit Jean-François Lyotard, que devant l’étrangeté de ces productions nous étions face à des « intrigues plastiques moins monnayables, racontables, signifiables », le rejet, la condamnation, le procès étaient-ils de mise ?
L’idée de parler de ces réactions vives, d’y consacrer un colloque et un temps de réflexion, s’est alors imposée. L’intention de revenir sur une pratique théâtrale qui rompt avec l’horizon d’attente du spectateur d’un « art bonasse » (comme l’écrit Alain Badiou) devait nous conduire à ce recueil de commentaires. Les chercheurs qui ont contribué à ce nouvel essai tentent d’analyser, de livrer des clés, de donner à réfléchir sur la réception de formes poétiques et esthétiques qui hantent la scène.

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Pierre Katuszewski Fantômes pasoliniens: des corps écrits aux corps-spectacle 45

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Fantômes pasoliniens: des corps écrits aux corps-spectacle Pierre KATUSZEWSKI Cet article portera sur les fantômes dans le théâtre de Pasolini et ex- clusivement dans son théâtre. Précision importante car trop d’études et d’analyses confondent, qu’il s’agisse de Pasolini mais également d’autres auteurs, leurs différentes formes d’expressions et en viennent à créer des catégories et surtout des généralités le plus souvent réduc- trices. Les textes de théâtre sont inévitablement expliqués et disséqués par le metteur en scène, souvent de nos jours accompagné d’un drama- turge, afin de proposer une interprétation du texte, ce que l’on appelle «la vision du metteur en scène». La mise en scène sert alors à trans- mettre ce point de vue aux spectateurs. La boucle est bouclée, le monde théâtral tourne en rond et le texte de théâtre reste un texte litté- raire comme un autre, une mine d’or pour les critiques et analystes en tout genre. Non pas que ces analyses ne soient pas dans la plupart des cas convaincantes, mais leurs auteurs omettent la spécificité théâtrale des textes de théâtre. Ce qui conduit inévitablement à des mises en scène qui sont des sortes d’explications de texte plus ou moins bien menées mais quand même le plus souvent inutiles puisqu’elles ne servent qu’à exploiter le théâtre, c’est-à-dire les décors, les costumes ou encore...

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