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De l’Informe, du Difforme, du Conforme au théâtre

Sur la scène européenne, en Italie et en France

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Edited By Yannick Butel

En 2005, dans le tumulte du festival d’Avignon, croisant des créations malmenées par la presse et une partie des spectateurs, l’informe, le difforme et le conforme s’imposaient comme des ouvertures propres à répondre aux interrogations comme aux jugements des détracteurs du festival et de ses artistes (notamment Anatoli Vassiliev, Jan Fabre et Pascal Rambert, entre autres). S’il faut avouer, comme l’écrivit Jean-François Lyotard, que devant l’étrangeté de ces productions nous étions face à des « intrigues plastiques moins monnayables, racontables, signifiables », le rejet, la condamnation, le procès étaient-ils de mise ?
L’idée de parler de ces réactions vives, d’y consacrer un colloque et un temps de réflexion, s’est alors imposée. L’intention de revenir sur une pratique théâtrale qui rompt avec l’horizon d’attente du spectateur d’un « art bonasse » (comme l’écrit Alain Badiou) devait nous conduire à ce recueil de commentaires. Les chercheurs qui ont contribué à ce nouvel essai tentent d’analyser, de livrer des clés, de donner à réfléchir sur la réception de formes poétiques et esthétiques qui hantent la scène.

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Yannick Butel Solitude de Galileo: silence, on tourne… de Jean-François Peyret 93

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Solitude de Galileo: silence, on tourne… de Jean-François Peyret Yannick BUTEL «Tant pis pour ma longue vue […] après tout, je préfère une longue vie. Ne voyez donc plus en moi que la pauvre victime d’une désillusion d’optique»1 Pardon! «Pardon» sera le premier mot de cet article qui fut en premier lieu une communication. Peut-être parce que je parlais, à l’occasion de cette journée d’étude consacrée au théâtre français et italien, de Tour- nant autour de Galilée, mis en scène par Jean-François Peyret au Théâtre National de l’Odéon, en mars 2008. Soit un travail qui, à l’exception du patronyme masqué dans le titre: Galileo Galilei, évo- quait davantage la relation qu’entretient Jean-François Peyret à Bertolt Brecht, au théâtre et à la science, que celle qu’il aurait avec les ita- liens. Pour autant, nous étions au plus près de cette journée de re- cherche non seulement quand il s’agissait d’en venir à l’informe et au difforme (c’était le thème), mais également en parlant de Galilée qui vient après un cycle consacré aux Traités des formes chez Jean- François Peyret. «Pardon» était donc le premier mot que j’articulais. Sans doute parce que ce mot nous renvoie aussi à un lexique privilégié par l’Eglise et que Galilée – fervent adepte des théories coperniciennes – a du mal à être pardonné pour sa «trahison» laquelle, excusez du peu, tient à avoir confirmée les hypoth...

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