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Le marché des footballeurs

Réseaux et circuits dans l’économie globale

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Raffaele Poli

Fin assemblage entre démarches théoriques et empiriques, l’ouvrage illustre les logiques sous-jacentes à la mondialisation du marché des footballeurs. Il présente des informations de première main sur le fonctionnement des réseaux de transfert, collectées par l’auteur au cours de dix années de recherches menées en Europe et en Afrique. Des données statistiques inédites, élaborées par l’Observatoire des footballeurs professionnels, et de nombreuses illustrations cartographiques rendent la lecture particulièrement agréable.
L’analyse des réseaux et circuits migratoires des footballeurs permet de saisir le rôle décisif joué par de nombreux intermédiaires dans le développement d’un marché global de talents. L’ouvrage dévoile la manière dont agents, dirigeants de clubs et spéculateurs privés investissent sur des joueurs dans l’optique de mettre en place des chaînes de transferts à valeur ajoutée. Ce processus est exemplifié à travers l’étude du cas des footballeurs africains.

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La mondialisation dans la perspective relationnelle 21

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La mondialisation dans la perspective relationnelle De nombreux indicateurs suggèrent que depuis quelques décennies, et no- [;\? dans le sens d’une interdépendance accrue à une échelle spatiale de plus en plus vaste. Le concept de mondialisation a justement été conçu pour @ interdépendances entre acteurs en réseau et réseaux d’acteurs dans le sens du dépassement des espaces nationaux et de la création de nouvelles spa- Y@ implique la prise en compte de la spatialité des actions humaines dans le sens d’une «spatialisation de la théorie sociale» (Featherstone, Lash &''&Q+Y=\Ž@J[ marché des footballeurs se prête particulièrement bien à une analyse en termes de mondialisation. Deux grandes phases d’études sur la mondialisation peuvent être dis- tinguées en géographie. Alors que la première phase se caractérise par une perspective «aspatiale» (Massey 2005) du processus, c’est-à-dire «une vi- sion de mobilité totalement libre et d’espace illimité», marquée par le pas- Š‹@ŠŽ‹%^? [ Bagnall et Longhurst 2005: 81) et par l’émergence d’une «nouvelle sen- sation de connectivité globale» (Savage, Bagnall et Longhurst 2005: 2), la seconde phase se focalise plutôt sur l’émergence simultanée de nouvelles connectivités et discontinuités. En d’autres termes, de manière un peu caricaturale, la globalisation n’est plus considérée comme un processus \ J temps comme dans l’hypothèse «hyperglobaliste» (Held, Grew, Goldblatt et Perraton 1999), mais comme un processus générateur de nouveaux liens et de nouvelles...

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