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Jacques Bainville - Profils et réceptions

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Edited By Olivier Dard and Michel Grunewald

Issu d’un colloque organisé les 13 et 14 mai 2009 à l’université Paul Verlaine – Metz avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme Lorraine ainsi que du Centre Régional Universitaire Lorrain d’Histoire et du Centre d’Etudes Germaniques Interculturelles de Lorraine, le présent volume consacré à Jacques Bainville (1879-1936) s’inscrit dans le cadre d’une série de publications relatives à l’Action française et à ses réceptions. Les 13 contributions de spécialistes français et étrangers qu’il regroupe ont pour objet d’analyser et de confronter les différents profils et les réceptions de cette figure de proue de l’Action française et de la Revue universelle dont différents ouvrages majeurs ont été récemment réédités. Sont ainsi examinées différentes facettes du personnage (l’historien, le journaliste économique, le géopoliticien) et différents temps forts de son activité et de son rayonnement en France (premier conflit mondial, hommage posthume). Le volume met aussi l’accent sur un aspect jusque-là largement ignoré des études bainvilliennes : sa réception à l’étranger. L’ouvrage envisage en particulier les cas allemand, américain, anglais, belge, portugais et roumain.

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Pierre BÉHAR Bainville et la question d’Orient 57

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Bainville et la question d’Orient Pierre BÉHAR* Université de la Sarre La question d’Orient, qui avait dominé la politique européenne au cours de la seconde moitié du XIXe siècle, se posait au lendemain de la Grande Guerre en termes radicalement neufs. Avant le conflit, il s’agissait de savoir qui allait faire main basse sur l’empire ottoman, convoité à la fois par l’Angleterre, la Russie, la France, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie. Après le conflit, l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie éliminées par leur défaite comme la Russie par sa révolution, la question d’Orient est de savoir comment les Anglais et les Français, avec l’aide de leurs clients italien, grec et arménien, vont réorganiser et restabiliser les vestiges de l’empire qui leur ont échu. Cette nouvelle question d’Orient est le pendant de la question d’Europe. Elle a aux yeux de Bainville des racines analogues: de même que la question d’Europe se pose car, des deux empires centraux vaincus, l’un a été impru- demment démembré tandis que l’autre était inconsidérément conservé par les Alliés, la question d’Orient se pose du fait que l’empire ottoman a été anéanti par ces mêmes Alliés alors que subsistent d’autres puissances capables d’empêcher les Franco-Britanniques d’y réinstaurer un ordre dont ils pourraient tirer bénéfice; parmi ces puissances, il y en a une politique : la Russie, sous ses oripeaux communistes toujours la même que sous ses parures tsaristes, et une religieuse,...

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