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Jacques Bainville - Profils et réceptions

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Edited By Olivier Dard and Michel Grunewald

Issu d’un colloque organisé les 13 et 14 mai 2009 à l’université Paul Verlaine – Metz avec le soutien de la Maison des Sciences de l’Homme Lorraine ainsi que du Centre Régional Universitaire Lorrain d’Histoire et du Centre d’Etudes Germaniques Interculturelles de Lorraine, le présent volume consacré à Jacques Bainville (1879-1936) s’inscrit dans le cadre d’une série de publications relatives à l’Action française et à ses réceptions. Les 13 contributions de spécialistes français et étrangers qu’il regroupe ont pour objet d’analyser et de confronter les différents profils et les réceptions de cette figure de proue de l’Action française et de la Revue universelle dont différents ouvrages majeurs ont été récemment réédités. Sont ainsi examinées différentes facettes du personnage (l’historien, le journaliste économique, le géopoliticien) et différents temps forts de son activité et de son rayonnement en France (premier conflit mondial, hommage posthume). Le volume met aussi l’accent sur un aspect jusque-là largement ignoré des études bainvilliennes : sa réception à l’étranger. L’ouvrage envisage en particulier les cas allemand, américain, anglais, belge, portugais et roumain.

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Francis BALACE Prophète, mais en son seul pay sLa réception de Jacques Bainville en Belgique 169

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Prophète, mais en son seul pays La réception de Jacques Bainville en Belgique Francis BALACE Université de Liège Apprenant la mort de Jacques Bainville, l’écrivain belge Maurice Maeterlinck, dont les liens étroits avec l’Action française ne sont plus à souligner, s’empressait d’envoyer le 10 février 1936 une lettre émue à Léon Daudet, lettre dont les termes mêmes pourraient nous dispenser de continuer cet exposé: «Voilà que la mort prend inopinément le plus jeune de la grande trilogie! C’est une perte énorme pour la France, pour tous ceux qui l’aiment et qui vous aiment!»1 «Le plus jeune de la grande trilogie», c’est là, parmi d’autres paramètres que nous allons rappeler, ce qui explique que Jacques Bainville ait, dans le souvenir collectif des Belges tentés par les doctrines d’Action française, laissé moins de traces que Maurras, «le phare», «le chêne dans la plaine» ou que le truculent Daudet que son exil permettait d’approcher et d’apprécier. On prie Dieu ou Jésus, plus rarement le Saint Esprit… Et pourtant combien de bibliothèques d’intellectuels belges comptaient sur leurs rayons les petits volumes à couverture jaune diffusés par la librairie Arthème Fayard et souvent feuilletés, combien de simples notables provinciaux étaient abonnés aux fascicules bleus de La Revue Universelle dont l’éclectisme des thèmes abordés les séduisait? Mais surtout combien d’anciens combattants, d’officiers déçus par une victoire aux mains vides, de nationalistes obséd...

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