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Liens linguistiques

Etudes sur la combinatoire et la hiérarchie des composants

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Edited By Camino Alvarez Castro, Flor Maria Bango de la Campa and Maria Luisa Donaire

Le point de départ de cet ouvrage est un Congrès international qui s’est tenu à Oviedo en septembre 2008 (VIII e Congrès International de Linguistique Française, VIII CILF). On y trouvera, mises en commun, les propositions d’un certain nombre de chercheurs, enrichies par le débat qui s’est ensuivi. Les textes réunis illustrent une réflexion sur les rapports qui existent entre les divers composants linguistiques mis en œuvre lors de la production de la parole.
L’originalité de ce livre réside dans le fait que, pour la première fois dans la littérature linguistique, ces composants sont considérés non pas de façon indépendante mais dans les relations qu’ils entretiennent. Le sujet est abordé à partir de diverses positions théoriques et méthodologiques, plusieurs domaines étant par ailleurs explorés : la réflexion prend naissance à partir d’une marque morphologique visible, d’un fonctionnement syntaxique saillant, d’un comportement sémantique curieux, d’une particularité textuelle ou discursive, et même à l’occasion de manifestations prosodiques.
Les auteurs ont tenu à ajouter un épilogue en hommage à Ivan Evrard, tragiquement disparu, et qui faisait partie des chercheurs ayant conçu, il y a déjà trois ans, le sujet de réflexion abordé dans ce texte.

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La permutabilité de certaines formes verbales met-elle à mal la relation entre les domaines de la morphologie et de la sémantique? Marie-Armelle Camussi-Ni 227

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La permutabilité de certaines formes verbales met-elle à mal la relation entre les domaines de la morphologie et de la sémantique? Marie-Armelle CAMUSSI-NI Université Rennes 2 Si les débats actuels sur les temps verbaux, dans leur grande précision, peu- vent conduire à perdre de vue le rapport entre morphologie et sémantique par leur spécialisation sur un emploi problématique d’une forme verbale ou, à tout le moins, le principe d’opposition à la base de l’analyse morpholo- gique quand ils conduisent à une spécialisation sur un seul temps, il reste que la prise en compte de l’interrelation entre morphologie et sémantique est susceptible d’apporter une réponse cohérente aux débats qui animent les chercheurs. Je me propose ainsi de montrer que le système d’oppositions dégagé par l’analyse morphologique des temps simples de l’indicatif est exploité dans la construction d’un système de traits sémantiques qui opè- rent dans la désignation du procès verbal. Certes, certains emplois problématiques d’une forme verbale peuvent sembler contradictoires avec une telle analyse. Le fait, par exemple, que certains temps puissent se substituer l’un à l’autre dans certains emplois semble nier la notion d’opposition comme étant fondatrice de l’analyse sémantique. Ainsi en est-il des cas de «l’imparfait de rupture» et de «l’impar- fait de narration» dans lesquels l’imparfait se substitue au passé simple, comme dans les deux exemples à suivre: (1) Le surlendemain, je prenais le bateau pour Marseille. (Sartre, La Nausée)1 / (1bis) Le...

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