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Raymond Aron et l’Europe

Itinéraire d’un Européen dans le siècle

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Olivier de Lapparent

L’engagement européen de Raymond Aron est méconnu. Au mieux, on entrevoit qu’il rejette dos à dos Monnet et De Gaulle, preuve de son euroscepticisme supposé. Au pire, on le considère comme le chantre d’un atlantisme forcené où l’Europe est assujettie aux Etats-Unis. La question ne se règle pas aussi facilement. Il s’agit d’étudier l’itinéraire européen d’Aron tout au long de ses actions de militant et de ses écrits, dès ses premiers articles au début des années trente jusqu’à ses derniers éditoriaux en octobre 1983. Comment a-t-il pensé l’Europe à travers ses livres, articles, cours et conférences ? Quel Européen se bat pour quelle forme d’Europe ? Croit-il en une identité européenne spécifique ?
En abordant des thèmes récurrents dans les travaux d’Aron, comme le devoir de responsabilité de l’intellectuel, la question du déterminisme historique, la dénonciation de l’idéologie et de ses dangers, la lutte contre le totalitarisme, l’analyse des relations internationales et la problématique de l’hypothétique crise ou décadence de la civilisation occidentale, ce livre a pour ambition d’éclairer par un prisme original – l’Europe – la figure d’un des plus grands intellectuels français du XX e siècle.

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Remerciements V

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Remerciements Il y a quelques années, Robert Frank, mon directeur de recherche, m’a proposé de travailler sur Raymond Aron. Par la suite, il m’a toujours encouragé à poursuivre mes travaux, qu’il en soit ici vivement remer- cié. La recherche et l’écriture sont, la plupart du temps, solitaires et chro- nophages. Je dois à la femme de ma vie, et désormais à mon fils, de nombreux soirs et week-ends. Les sourires de mon fils, la patience, l’aide et le réconfort de sa mère m’ont sans cesse accompagné. Ce travail n’aurait pas pu voir le jour sans le soutien indéfectible de ma vénérable et vénérée mère, lectrice et correctrice infatigable. Ce livre est un peu le sien par ses meilleurs côtés. Dans ce qu’il a de moins bon, il est tout mien. L’homme d’action est celui qui garde le sens d’une tâche grandiose à travers les médiocrités quoti- diennes. La communauté européenne ou la com- munauté atlantique, ce n’est pas le thème pour l’enthousiasme d’un jour, c’est le thème final de l’effort qui donne un sens à une vie ou fixe un ob- jectif à une génération. Raymond Aron, discours devant des étudiants alle- mands à l’université de Francfort, le 30 juin 1952.

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