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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Thomas Aufort La fascination de Koltès pour Bruce Lee : éloge d’une icône cinématographique, humiliée, fragile et sexy 77

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La fascination de Koltès pour Bruce Lee : éloge d’une icône cinématographique, humiliée, fragile et sexy Thomas Aufort Il y a des passions qu’on n’imaginerait même pas. Lorsque Yannick Butel m’a proposé de faire une communication sur le thème de la fascination de Koltès pour Bruce Lee, je me suis dit : ah ça c’est ori- ginal, Bernard Marie Koltès aimait Bruce Lee ! L’idée me paraissait intéressante parce que complètement énigmatique. Parce que de Koltès, j’en été resté aux représentations de mon adolescence dans mon Au- vergne natale, aux Fédérés : Roberto Succo dans un dispositif où le spectateur déambulait dans la nuit noire, en extérieur, Sallinger, dans une mise en scène faite d’ombres, de contre jour, de basse lumière, Quai Ouest, puis les captations vues sur la Sept d’une mise en scène de Chéreau. J’en étais resté là : un Koltès nocturne, premier degré, téné- breux, glauque, nihiliste. Le Koltès de mon adolescence. Et puis de relire du Koltès cet été (lettres, textes, pièces, etc., mais aussi de le voir parler chez Pivot dans une vidéo vue sur le net), m’a permis de dissiper ou du moins de résoudre cette énigme qui tenait en une question : comment peut-on être à la fois le plus grand auteur de théâtre français d’après-guerre et aimer passionnément Bruce Lee ? A la relecture de ses...

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