Show Less

Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

Series:

Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Madeleine Comparot (propos recueillis par Arnaud Maisetti) Et peu à peu le film revenait 133

Extract

Et peu à peu, le film revenait… Entretien avec Madeleine Comparot Propos recueillis par Arnaud Maïsetti Désirs de cinéma Le désir de faire un film comme La Nuit perdue, et plus tard d’en écrire un, Nickel Stuff, vient d’abord du plaisir que Koltès avait à en voir : et il faut dire qu’il allait voir tout ce qui était possible. Surtout, il avait une analyse très fine aussi bien de la mise en scène que de la manière dont l’histoire était tournée. Ce qu’il l’intéressait avant tout, c’était la technique du film plus que l’histoire en elle-même. On parle beaucoup, s’agissant de son amour du cinéma, de Bruce Lee – et c’est vrai qu’il a sans doute été fasciné par le comédien, ce mélange de force et de sensualité – mais je crois que c’était plus la manière dont un film de Kung-fu, par exemple, était fabriqué, qui le fascinait. Ces films de Kung-fu, il les a vus plus tard, entraîné par un ami, Momo, dans les années 1983-1984, et il ne faut pas réduire sa cinéphilie à cela, je crois. Pendant ces années, on a vu des films qui étaient de véritables navets, mais il restait sans cesse intéressé par la manière dont le film était construit. Surtout, cela l’amusait beaucoup. C’était des moments de détentes importants, essentiels : par exemple, les Westerns Spaghettis (on allait les voir d...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.