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Koltès maintenant et autres métamorphoses

Actes des colloques de l’université de Caen Basse-Normandie et de Paris-Diderot, Paris 7

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Edited By Yannick Butel, Christophe Bident, Christophe Triau and Arnaud Maïsetti

En France, 2009 aura été « l’année Koltès ». Une année pour rappeler la vitalité et l’actualité d’une œuvre, la fascination qu’elle exerce toujours sur les lecteurs et les metteurs en scène. Les colloques de Caen ( Bernard-Marie Koltès : Démons, Chimères et autres métamorphoses, octobre 2009) et de Paris 7 ( Koltès, maintenant, novembre 2009) ont ainsi été des moments d’échanges et de réflexions sur un théâtre qui n’en finit pas d’interpeller les universitaires, les chercheurs, les praticiens, les acteurs... Revenant sur les textes et leur mise en scène, sur les traductions, sur la correspondance et sur les enjeux que soulève cette écriture poétique et cinématographique, les contributions qui sont rassemblées dans ce livre témoignent de la pluralité des lectures qu’offre l’œuvre de Bernard-Marie Koltès. Regards parfois nouveaux où l’œuvre esthétique et poétique est articulée au mouvement de l’Histoire, à celle aussi que connut Bernard-Marie Koltès.

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Florence Dupont Le Retour au désert tragédie de boulevard ? 235

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Le Retour au désert tragédie de boulevard ?1 Florence Dupont Université Paris 7 Diderot Année 1988. Après avoir traduit le Conte d’hiver de Shakespeare, Koltès en quête de formes théâtrales, écrit Le Retour au désert, pièce créée aussitôt par Patrice Chéreau au théâtre du Rond-Point à Paris avec, ou plutôt, pour Jacqueline Maillan et Michel Piccoli. Le succès fut considérable. Koltès meurt en 1989. Le Retour au désert est une pièce de bagarre verbale entre un frère et une sœur. « Que l’on pour- rait comparer à une bagarre de rue », résume Bernard-Marie Koltès. Peut-être mais en passant de la rue au théâtre, la bagarre cesse d’être un affrontement physique réel pour devenir un spectacle. Et comme tout spectacle elle doit pour être perçue s’affilier à un code, fût-ce celui de la représentation réaliste ; ce qui n’est pas le cas ici. Colette Godard, en effet, ne s’y trompe pas qui reconnaît im- médiatement dans cette pièce une variation à partir du théâtre de boulevard : (Koltès) se permet de construire des scènes de boulevard, sans craindre de tom- ber dans la banalité. […] Que ce soit avec les monologues ou les dialogues coups de poing, l’écriture précise, tendue à craquer, conduit les personnages aux fron- tières d’un délire étouffant. […] Pas si loin de Feydeau, en somme, mais...

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