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Georges Valois, itinéraire et réceptions

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Edited By Olivier Dard

Issu d’un colloque organisé avec le soutien de la Maison des sciences de l’homme de Lorraine les 18 et 19 février 2010 à l’université Paul Verlaine-Metz, ce volume s’inscrit dans une série de publications relatives à l’histoire de l’Action française et de ses réceptions. Les 11 contributions qu’il réunit et qui ont été rédigées par des chercheurs français et étrangers permettent de revenir sur l’itinéraire d’une figure singulière qui symbolise tout à la fois l’histoire du maurrassisme, du fascisme français et des relèves de l’entre-deux-guerres et qui est mort en déportation. Non content de s’attacher aux éléments controversés de l’itinéraire de Georges Valois, ce volume aborde pour la première fois la question de son influence et de ses réceptions à l’étranger en étudiant spécifiquement la portée de ces dernières en Belgique, en Espagne et en Italie.

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Retour sur un itinéraire

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Georges Valois. Bilan d’un itinéraire Yves GUCHET Université de Paris X-Nanterre Cette contribution s’attache à évoquer deux périodes majeures de la vie poli- tique de Valois: celle de sa participation à l’Action française (AF) et celle de la création, de la brève existence et de l’échec de Faisceau. Valois est parti de l’anarchisme. Il adhère à un mouvement, l’Art social, où il rencontre des noms demeurés connus (Fernand Pelloutier, Paul Delesalle, Sébastien Faure, Augustin Hamon). Il va même pendant un an être secrétaire de l’Humanité nouvelle. Mais il est vite déçu par le décalage entre les discours et les actes. Il rencontre aussi Sorel au tournant du siècle et prend connaissance de L’Avenir socialiste des syndicats. Lui-même va concrétiser son éloignement des milieux anarchistes en se lançant dans la réflexion socio-politique avec la publication en 1906 de L’homme qui vient, d’inspiration nietzschéenne, dans lequel il explique abondamment que le travail exige une organisation sociale construite sur une base hiérarchique. Mais ce sont sans doute les conséquences de l’agitation liée à l’affaire Dreyfus qui furent décisives. Il estime désastreux que les radicaux et les socialistes dreyfusards aient détourné le prolétariat de la lutte des classes pour le lancer dans la défense de Dreyfus et plus globalement dans la vie politique. Il voit dans les politi- ciens et syndicalistes socialistes, comme Péguy «des ouvriers de deuxième zone...

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