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Visages De La Modernité

Hommage à Maurice Godé

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Edited By Michel Grunewald, Roland Krebs, Jean Mondot and Roger Sauter

Maurice Godé s’est fait tout d’abord connaître par sa thèse d’Etat portant sur les « théories utopiques dans les revues expressionnistes allemandes » (Prix Strasbourg 1987), qui lui a fait découvrir le phénomène de modernité littéraire qu’il n’a cessé d’interroger par la suite. Le présent volume, qu’amis, collègues et élèves lui offrent en hommage réunit des études qui explorent cette même thématique. Il présente diverses formes de la modernité dans la littérature du XXe siècle, mais aussi dans les arts, danse et peinture notamment, éclaire les liens entre la littérature et une société en constante mutation, étudie des idées et des faits historiques qui marquèrent le siècle. Il souligne par ailleurs la richesse et la complexité des relations franco-allemandes durant cette période mouvementée. Enfin, l’Europe centrale, la Bohème plus particulièrement, ne pouvait être absente d’un ouvrage offert à celui qui avait voulu qu’à Montpellier les Etudes Germaniques s’élargissent en Etudes Centre-Européennes.

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III.Civilisation et histoires des idées

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Réflexions sur les relations entre littérature et «histoire des idées»1 Gérard RAULET Les choses seraient plus simples si l’on pouvait partir d’identités disciplinaires solidement établies. Or, si nul ne conteste l’existence d’une Literaturwissen- schaft et d’une Literaturgeschichte en dépit de la multiplicité des méthodes, il n’en va pas de même de «l’histoire des idées». Toutefois, à l’examen, on est en droit de se demander si la science ou l’histoire littéraire sont aussi assurées de leur identité qu’il le semble au premier abord. C’est la raison pour laquelle je ne commencerai pas en tentant de cerner l’identité problé- matique de l’histoire des idées, mais m’appliquerai d’abord à montrer que l’histoire des idées et la littérature se rencontrent sur le terrain d’une égale vulnérabilité qui fait de l’une et de l’autre, pour des raisons historiques dif- férentes, des partenaires obligés et les incite à faire de cette nécessité une vertu et à en tirer des effets féconds (car la vertu n’est pas forcément stérile). I. Ni l’histoire sociale de la littérature, ni même la plus stricte philologie ne peuvent s’épargner de tenir compte dans leurs approches non seulement de l’inscription historique et culturelle, ou civilisationnelle, des textes mais aussi de leur propre inscription dans une épistémé. Aucun des grands repré- sentants de la tradition philologique, d’August Böckh à Dilthey, n’a jamais négligé cette dimension, pas plus que...

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