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De la cité au campus

40 ans de l’UNIL à Dorigny- Actes du colloque "Dorigny 40</I>- Université de Lausanne, 11 novembre 2010

Edited By Olivier Robert

Depuis l’inauguration de son premier bâtiment sur le site de Dorigny en 1970, l’histoire de l’Université de Lausanne s’est accélérée. Le Collège propédeutique, construit pour abriter la Faculté des sciences, trop à l’étroit dans ses locaux de la Cité, était la première réalisation concrète d’un long processus de planification politique et institutionnelle. Ce premier ouvrage a initié le transfert complet de l’Université, alors éclatée dans le centre ville, vers les vastes rives du lac Léman devenues l’écrin d’un campus universitaire qui héberge aujourd’hui deux hautes écoles et quelque 25’000 collaborateurs et étudiants.
Ce livre retrace ce passé récent pour tenter de faire comprendre à quel point ce projet d’infrastructure aura été visionnaire et essentiel au développement de l’UNIL. D’une part, les témoins et acteurs de l’époque reviennent sur les volontés politiques, qui animaient les édiles de la fin des années 60 et les effets de cette réalisation d’un point de vue politique, historique, architectural, urbanistique et géographique. D’autre part, certains acteurs d’aujourd’hui posent leur regard perçant d’analyste sur ces quarante ans, s’efforçant d’en tirer le bilan.
A côté d’articles originaux et pertinents, cette publication est aussi l’occasion de présenter nombre de photos d’archives inédites, qui témoignent des différentes étapes de ce transfert de l’Université de la Cité au campus.

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De l’étudiant des années 60 à l’enseignant des années 70: quel témoignage d’une décennie charnière François Jequier -73

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De l’étudiant des années 60 à l’enseignant des années 70 : quel témoignage d’une décennie charnière ? François Jequier Professeur honoraire d’histoire contemporaine, UNIL En réfléchissant au contenu de ma modeste contribution, j’ai été confronté aux relations parfois conflictuelles entre le témoin et l’histoire, entre la mémoire et l’histoire, entre les traces et les représentations que l’on s’en fait ; bref à tous les enjeux implicites qui structurent nos visions d’un passé récent qu’il nous arrive de figer avant de le sacraliser, phénomème classique et bien décrit propre à toute commémoration (cérémonie destinée à rappeler le souvenir d’une personne ou d’un événement) avec les dangers de direc- tives politiquement correctes, comme celles que nous avons reçues. Mon statut de témoin me libère de ces consignes et je vais tenter main- tenant cet exercice périlleux d’ego-histoire, que Pierre Nora inaugura en 1987 avant que les historiens romands ne s’y prêtent en 2003.13 Commen- çons par le contexte lato sensu. La conjoncture économique de cette décen- nie des « sixties » s’inscrit dans la fin des « Trente Glorieuses », le marché du travail s’élargissait à de nouveaux métiers, le chômage était quasiment inexistant, les étudiants sortant de l’université avaient le choix entre diffé- rentes orientations. Quinze ans après la fin de la Seconde Guerre Mondiale, malgré la me- nace du glacis communiste savamment entretenue, les étudiants se pas- sionnaient pour les...

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