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De la liberté ou des questions éthiques en éducation aujourd’hui

Ebauche de réponse par le truchement des modernes

Dieudonné Mushipu

Tout au long de l’histoire de la philosophie et de l’éducation, les modernes ont plus ou moins bien abordé les questions qui se posent par rapport à la liberté en éducation. Ce livre invite les éducateurs actuels à revisiter ces philosophes pour trouver des ébauches de réponses à ces questions.
Il ne s’agit pas d’un retour, mais plutôt d’un recours aux modernes, tels Rousseau, Locke, Kant, Fichte, Hegel et Pestalozzi. La crise que connaît la société actuelle mondialisée depuis Mai 68 a incité l’auteur à soulever les questions éthiques possibles autour de l’autonomie de l’éduqué en se demandant comment ce dernier devrait vivre sa liberté vis-à-vis de la société qui a ses lois, vis-à-vis de ses éducateurs ainsi que des personnes qui constituent son cercle restreint de vie.
L’éduqué se trouve aussi confronté à d’autres réalités qui éprouvent sa liberté : la nature avec ses priorités écologiques actuelles, la mondialisation, le multiculturalisme, et enfin la spiritualité. Sa liberté doit tenir compte de l’existence et de la présence de l’autre dans son espace vital ; ainsi, l’autorité, en éducation, se vivrait autrement. Sur la base de l’éthique habermasienne, l’auteur fonde dans cette étude une pédagogie du dialogue entre éduqué et éducateur.

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Troisième partie L’entre temps moderne et aujourd’hui ou la liberté en pratique 231

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231 Troisième partie L’entre temps moderne et aujourd’hui ou la liberté en pratique Introduction Je considère, pour ma part, que le vent de la liberté, apporté par la moder- nité, se vit aujourd’hui d’une manière pratique d’après trois domaines concrets de la vie de l’homme. Même si c’est de l’ordre de l’englobant. Je pense qu’il existerait, dans la société actuelle, trois grands groupes ou grandes formes de liberté. Le premier groupe appartient à ce que j’appelle la liberté de penser ; le deuxième concerne la liberté par rap- port à son propre corps ; et le troisième est la liberté économique qui est aussi sociale. Un grand philosophe du 19e siècle du nom de Schopenhauer avait déjà trouvé que la liberté pouvait être considérée sous trois aspects dif- férents qui constituent trois genres de liberté : la liberté physique, la liberté intellectuelle et la liberté morale.1 Selon Schopenhauer, la liberté physique se définit simplement comme une absence d’obstacles matériels de toute nature. Il précise que dans cette acception toute physique de la liberté, on dira donc que les hommes et les animaux sont libres lorsque ni chaînes, ni entraves, ni infirmité, ni obstacle physi- que ou matériel d’aucune sorte ne s’oppose à leurs actions, mais que celles-ci, au contraire, s’accomplissent suivant leur volonté.2 Quant à sa définition de la liberté intellectuelle, elle correspondrait à ce que Aristote appelle dans « Ethique à Eudeme II, 7 », le volontaire et l’involontaire eu...

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