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Les Réécrivains

Enjeux transtextuels dans la littérature moderne d’expression française

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Edited By Patrick Bergeron and Marie Carrière

Pratique constante et rPratique constante et récurrente de la création littéraire et, plus généralement, culturelle, la réécriture a, paradoxalement, été peu étudiée en tant que phénomène autonome. Gérard Genette, avec Palimpsestes (1982), est l’un des rares théoriciens contemporains à s’être spécifiquement penché sur les variétés et les fonctionnements des relations transtextuelles que peut entretenir un texte.
Cet ouvrage se propose de cerner les enjeux critiques suscités par les œuvres littéraires dès lors qu’elles s’élaborent comme de nouvelles versions d’œuvres, de mythes ou de discours préexistants. Une perspective ouverte, élargie à une diversité d’auteurs francophones, d’époques variées, offre une contribution significative et novatrice au champ des études littéraires actuelles, tout en faisant le lien entre les théories genettiennes, d’autres méthodologies et les œuvres des écrivains. C’est donc sous l’appellation de « réécrivains » que ce livre propose de réunir un certain nombre d’auteurs francophones chez qui la pratique de la réécriture joue, momentanément ou itérativement, un rôle décisif qu’il est instructif d’élucider.

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Quatrième partieEnjeux transtextuels

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163 Quatrième partie Enjeux transtextuels Enjeux culturels et politiques de la réécriture / lecture des contes au Québec depuis l’an 2000. Le cas de Neigenoire et les sept chiens (2007) de Victor-Lévy Beaulieu Daniel CHOUINARD Université de Guelph Observations préliminaires Parmi les cas de réappropriation des classiques pour jeunes publics au Québec, dont le récent Neigenoire et les sept chiens (2007) de Victor- Lévy Beaulieu est loin de constituer un épiphénomène, les contes de Perrault, des frères Grimm et d’Andersen occupent sans doute une place privilégiée ; et, parmi ceux-ci, l’œuvre de Perrault, du seul fait de la communauté de langue et de tradition littéraire, détient un statut d’ex- ception. De l’allusion ponctuelle à la refonte avouée d’un récit complet, l’on ne compte plus les manifestations d’un jeu littéraire d’autant plus complexe que les reprises indirectes, partielles ou voilées, comme le David et le fantôme de François Gravel, enté sur Le petit chaperon rouge, demeurent plus nombreuses que les emprunts tapageurs comme Le petit Toupie rouge de Dominique Jolin. Et ces deux exemples ne manquent pas de pertinence quant aux enjeux de la réécriture des contes pour enfants. Si le récit de Gravel avec sa triade masculine, l’enfant, le père et le grand-père, sa trame narrative, le petit-fils chargé de ravitailler en douceurs l’aïeul à la retraite, le père étant trop occupé pour accomplir...

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