Show Less

Au commencement était le verbe – Syntaxe, sémantique et cognition

Mélanges en l’honneur du Professeur Jacques François

Series:

Edited By Franck Neveu, Peter Blumenthal and Nicole Le Querler

Cet ouvrage réunit vingt-deux articles, portant sur la linguistique du verbe (morphologie, syntaxe, sémantique, pragmatique), mais aussi sur des questions de typologie des langues, de prosodie et d’analyse de discours. Des spécialistes reconnus de ces différents domaines ont ainsi souhaité rendre hommage au Professeur Jacques François, dont les recherches ont couvert un large périmètre et ont contribué activement au développement de la science linguistique au cours de ces vingt-cinq dernières années.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Daniel JACOBQu’est-ce qui fait le verbe ? Une catégorie syntaxique entresémantique, structure informationnelle et illocution 211

Extract

Qu’est-ce qui fait le verbe ? Une catégorie syntaxique entre sémantique, structure informationnelle et illocution Daniel JACOB, Universität Freiburg im Breisgau 1. Introduction : les catégories syntaxiques entre la fonction et la forme En accord avec les idées de Jacques François, à qui le présent volume rend hommage, je partirai, dans ce qui suit, d’une approche résolument fonc- tionnaliste, supposant que la raison d’être de toute forme ou catégorie grammaticale est de servir à la codification symbolique de contenus propo- sitionnels, avec des fins soit communicatives et pragmatiques, soit cogni- tives ; et que c’est en principe cette fonction qui détermine sa forme et son usage. Partant de la supposition additionnelle que la structuration gramma- ticale dépend de la disposition neurologique (et par-là génétique) des locu- teurs d’une manière plutôt générale, alors que dans ses détails elle est résul- tat d’un processus d’émergence sociale, où la pratique communicative, moyennant certains processus de routinisation et de ritualisation, produit des structures chaque fois plus complexes, qui accusent un haut degré d’organisation systématique, on est contraint à admettre que la grammaire, au cours de l’évolution diachronique, a tendance à créer des structures auto- suffisantes ou « autonomes », qui obéissent à la logique du système en tant que tel plutôt qu’aux finalités communicatives et cognitives1. De cette double nature de la grammaire, située entre les besoins communicatifs ou cognitifs universels et l’autonomie émergente, s’ensuivent...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.