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Insertions

A quinze ans, entre échec et apprentissage

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Tania Zittoun

Que peut faire une personne de quinze ans non promue à la fin de l’école obligatoire ? A quelles conditions une année scolaire de la « dernière chance » peut-elle lui permettre de commencer une formation professionnelle ? Pourquoi un jeune traité comme « mauvais élève » pendant toute sa scolarité s’engagerait-il dans une année d’école supplémentaire ?
Ce livre documente un dispositif d’insertion « de la dernière chance » qui a eu des résultats étonnants : après une année, 80% des élèves qui y passent trouvent une place d’apprentissage et y restent. Pour comprendre l’efficacité de cette formation, l’auteur montre comment les propriétés d’un dispositif peuvent répondre aux besoins spécifiques de jeunes personnes : Comment un cadre pédagogique peut-il soutenir l’identité du jeune ? En quoi les échanges entre formateurs peuvent-il aider le jeune à prendre conscience de ses compétences ? Comment les enseignants peuvent-ils faciliter la reconnaissance de leurs élèves par les employeurs ?
Cet ouvrage analyse un dispositif visant à aider des jeunes à changer et à trouver leur place dans le monde du travail. Il met en évidence le rôle de formateurs constituant des « équipes médiatrices ». Il propose ainsi des outils pour mieux comprendre les dispositifs de formation et d’accompagnement des transitions de jeunes personnes.

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CHAPITRE 1: UNE FORMATION DE LA «DERNIÈRE CHANCE» 7

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Chapitre 1 Une formation de la «dernière chance» Au cours de la dernière décennie, des initiatives de large envergure vi- sant à offrir des formations de la «deuxième chance» à de jeunes person- nes en échec à la fin de l’école obligatoire ont été lancées au niveau eu- ropéen (Cedefop-info, 1998). Alors que les plans de formation étaient décidés par les coordinateurs d’une de ces formations en France, des experts appelaient à la prudence: des décisions prises de manière top- down risquaient de se heurter à des échecs; avant tout, une analyse soi- gneuse des dimensions qui avaient permis à certaines expériences d’in- sertion de réussir, dans leur contexte, paraissait nécessaire (Coffield, in Institut de la Méditerranée, 1997, pp. 43-47). De manière plus générale, de nombreuses voix se sont levées pour indiquer la grande distance qui sépare les décisions idéologiques et politiques en éducation de l’implé- mentation de pratiques éducatives de la part d’enseignants (Allemann- Ghionda, 1997; Benavente, 1985, 1987; Benavente & César, 1992). Malgré l’urgence de certaines situations, la prudence demande ainsi de ne pas brûler les étapes. En matière d’innovation pédagogique, il s’agit donc de commencer par documenter soigneusement des disposi- tifs existants; il se pourrait même que de telles approches empiriques soient, comme le notait alors Allemann-Ghionda (1994), «une condition sine qua non pour que l’élaboration théorique et le débat de politique...

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