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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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35 BEATE FRICKE VISAGES DÉMASQUÉS UN NOUVEAU TYPE DE RELIQUAIRE CHEZ LES ANJOU

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35 * Traduit de l ’allemand par Nicola Denis. Pour leurs suggestions, commentaires et échanges stimulants, je tiens à remercier Hannah Baader, Dieter Blume, Claudia Gerken, Lorenz Enderlein, Alexander Heinemann, Daniela Mondini, Stefano Riccioni, Stephen Stern, Sylvie Tritz, Barbara Wittmann et Gerhard Wolf. 1 Il s’est laissé piéger par les illecebrae oculorum, voir Augustin, Confessions X, 34, 53, ainsi que Maurizio Bettini, « Tra Plinio e sant’Agostino : Francesco Petrarca sulle arti figurative », Memoria dell’antico nell’arte italiana, I : L’uso dei classici, éd. Salvatore Settis, Turin, Einaudi 1984, p. 221–267, p. 260. À cet endroit, l ’auteur analyse en détail la réception de cette notion par Pétrarque. 2 Odon de Cluny, Vita S. Geraldi, I, 9 (Patrologiae cursus completus. Patrologia Latina 133, éd. Jacques-Paul Migne, Petit- Montrouge, Migne 1853, col. 648) : « Quamdam enim iuvenculam eius oculis, ut fertur, ingressit. Qui dum in ea colorem nitidulae cutis incautus attendere(t), mox in delectatione illius mollescere coepit. O si protinus intellectu conspexisset, quid sub cute latebat ! Quia nimirum nihil carnis pulchrum est nisi fucus pellis. Avertit ille oculos, sed species per ipsos cordi impressa remansit. Itaque angebatur, illiciebatur et caeco igni adurebatur. » La Vita en quatre livres a été rédigée par Odon entre 916 et 942. Beate fRicKe ViSageS DémaSquéS un nouveau type de reliquaire chez les anjou* La Vita de saint Gérald suggère dès le milieu du Xe siècle que l’éclat des beaux visages peut se révéler trompeur. Les regards jet...

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