Show Less

Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

137 ANIKA DISSE FIGURES DE L'AUTEUR : BOCCACE DANS SON OEUVRE

Extract

137 1 Roland Barthes, « La mort de l ’auteur » (1968), Le bruissement de la langue, Paris, Seuil 1984 ; Michel Foucault, « Qu’est-ce que l ’auteur ? » (1969), Dits et écrits, t. 1, Paris, Gallimard 1994. Pour une appréciation globale des enjeux de la question, voir Antoine Compagnon, Le démon de la théorie. Littérature et sens commun , Paris, Seuil 1998, chap. 2. « L’auteur ». 2 L’analyse menée pour cet article s’inscrit dans le contexte plus large d’une recherche en cours sur les représentations de Jean Boccace dans les manuscrits et les livres imprimés du XIVe siècle au XXe siècle, en Europe occidentale. aniKa DiSSe figuReS De L’auteuR : Boccace dans son œuvre 1. Introduction Aujourd’hui, le lecteur retrouve souvent en quatrième de couverture ou au verso de la page de titre, longeant un bref résumé biographique, une petite photographie de l’auteur du livre qu’il s’apprête à parcourir. Parfois ce der- nier est assis à son bureau ou en gros plan, les mains savamment jointes, le regard posé sur l’objectif derrière de grandes lunettes bien en évidence ; parfois on devine en arrière-fond une bibliothèque, si son visage n’est pas encadré de près. Plus rarement, il (ou elle) s’expose ouvertement sur la couverture. Étrange, somme toute, cette coutume. Elle rappelle combien la destinée de l’œuvre ne parvient pas à se détacher de celle de l’homme qui l’a composée, du moins dans l’esprit des éditeurs, malgré les protesta- tions de Roland...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.