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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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153 ALBERT CHÂTELET PORTRAIT ET DÉVOTION

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153 1 Bertrand d’Argentré, Histoire de Bretagne, Rennes, Julien Duclos 1582. 2 « Pour l’ymagene mon seigneur d’Arthoys faire de chire, envoié à Nostre Dame à Boulongne, pour painture et pour toutes choses... 14 livres, 18 sols, 6 deniers », (Archives départementales du Pas-de-Calais, A 126/Z Toussaint 1288). 3 La sculpture est mentionnée en 1309 : « le chevalier de fust qui est fait en sa ramen- branche », (Archives Départementales du Pas-de-Calais A 55/1). Voir Françoise Baron, « Le cavalier royal de Notre-Dame de Paris et le problème de la statue équestre au Moyen Âge », Bulletin Monumental , 126, 1968, p. 141–154, notamment p. 152 sq. 4 Chrétien Dehaisnes, Documents et extraits divers concernant l’ histoire de l’art dans la Flandre, l’Artois et le Hainaut avant le XVe siècle, 2 vol., Lille, Carré 1886, vol. 1, p. 336 sq. aLBeRt châteLet pORtRait et DéVOtiOn C’est une évidence de rappeler que le portrait peut être un substitut du per- sonnage représenté : les effigies des rois et des seigneurs ont couramment cette fonction, celles des divinités ou des saints également, à des degrés dif- férents, cependant, selon le caractère de dévotion qui s’adressent à elles. On pense moins, me semble-t-il, à la fonction des portraits des dévots eux-mêmes. Un cas remarquable de substitution totale, à une date haute, mérite d’être signalé : en 871, faute de pouvoir se rendre lui-même à Rome en pèlerinage auprès du Saint Père, Salomon, comte de Bretagne,...

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