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Le portrait individuel

Réflexions autour d’une forme de représentation XIII e -XV e siècles

Edited By Dominic Olariu

Les portraits de la fin du Moyen Âge diffèrent aussi bien des réalisations antérieures que de celles de la Renaissance. À la fois inscrits dans la tradition religieuse et reflétant une nouvelle vision du monde plus profane, ils se présentent comme des représentations novatrices de l’homme préfigurant les périodes ultérieures.
Par-delà les expressions (dévotion, réalisme, art de cour) qui évoquent habituellement ces portraits les actes du colloque réunissant les contributions de spécialistes internationaux en une approche moins convenue montrent comment le portrait fut au cœur de la pensée et de la production d’une époque charnière.

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205 GREGOR WEDEKIND JEUX DE VÉRITÉ PORTRAIT ET RÉALITÉ DANS LES ÉPOUX ARNOLFINI DE JAN VAN EYCK

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* Le double portrait de Jan van Eyck de 1434, sur la base de sa « référentialité explicite » inhérente au genre du portrait donne pour tâche à la recherche en histoire de l’art de dévoiler l’identité des deux personnes représentées (ill. 1).1 Une tâche, que Margarete Koster s’est dernièrement engagée à ré- soudre.2 Koster a su rendre convaincant un problème, qu’avant elle un nombre d’auteurs presque impossible à embrasser du regard avaient entre- temps examiné individuellement, vu que le sous-titre de son article an- nonce une résolution simple de l’énigme (« a simple solution »). Toutefois, même Koster ne propose rien d’autre qu’une variante de plus s’ajoutant à une spirale hautement spéculative d’identifications conjecturales, dont le détail ne peut être exposé ici. Du moins : l’identification longtemps valable et jusqu’à aujourd’hui toujours largement répandue de l’homme avec Gio- vanni (di Arrigo) Arnolfini et de la femme avec Jeanne, à savoir Giovanna Cenami, est devenue problématique à partir du moment où a été mis en évidence le fait que Giovanni et Giovanna se sont mariés seulement en 1447. C’est pourquoi, certains chercheurs ont privilégié entre-temps l’hy- pothèse du frère de Giovanni, Michele, jusqu’à ce qu’en 1998 Lorne Camp- bell infirme lui aussi cette conjecture dans la notice minutieuse du por- trait qu’il rédigea pour son catalogue.3 Même si se trouvaient ainsi mis hors jeu ces deux membres, particulièrement éminents dans le contexte historique, de la...

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