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Le sonnet et les arts visuels : dialogues, interactions, visibilité

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Edited By Bénédicte Mathios

Cet ouvrage questionne le sonnet au sujet de ses relations aux arts visuels que sont le dessin, la peinture, la sculpture, la photographie, le cinéma. Les champs linguistiques et culturels concernés appartiennent majoritairement aux domaines français et hispanophone, ponctuellement italien et anglophone, le sonnet constituant le fil conducteur essentiel des quatre principaux axes du volume. L’étude examine tout d’abord l’ ekphrasis, inscrite dans l’économie de sonnets qui décrivent un tableau, voire en dérivent, puis les combats et dialogues entre l’image artistique et le sonnet de la Renaissance à l’époque contemporaine. Une troisième modalité analyse diverses mises en mots du visuel dans un sonnet devenu « figure de l’imaginaire », espace où les poètes dessinent, sculptent, peignent, photographient, filment « avec des mots ». Enfin, dans un quatrième temps, la visibilité du sonnet est privilégiée, aussi devient-il « objet d’art visuel », singulièrement à l’époque contemporaine.

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Contacts entre arts visuels et sonnet:ekphrasis et variations

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Contacts entre arts visuels et sonnet: ekphrasis et variations Poésie, image et dévotion à la fin du Moyen Age: le cas des sonnets religieux du marquis de Santillane (1398-1458) JEAN-BAPTISTE CRESPEAU ENS-LSH / CIHAM (UMR 5648) Dios vos fizo sin emienda de gentil persona y cara e, sumando sin contienda, qual Joto non vos pintara.1 Telle serait la première allusion, sous la plume du marquis de Santil- lana, à un peintre réel, dans la littérature de langue castillane. Mais le poète n’a sans doute jamais vu aucune œuvre du peintre florentin, et ne le connaît que par ses lectures – Dante ou Boccace; la comparaison reste purement rhétorique, de la même manière que les poètes du Siècle d’or évoquent Apelle à l’envi. Il serait donc exagéré d’y perce- voir l’expression d’une nouvelle sensibilité face à la peinture, au sens moderne du terme2. Celle-ci n’est pas encore perçue, à la fin du 1 «Dieu vous a faite sans défaut, d’allure et visage charmants, en somme, sans vouloir l’offenser, telle que Giotto ne vous aurait pas peinte», Canción a la Rei- na Doña Isabel de Portugal, dans Íñigo López de Mendoza, Marqués de Santil- lana, Obras completas, éd. Maxim P. A.M. Kerkhof et Ángel Gómez Moreno, Madrid, Castalia, 2003 (col. Clásicos Castalia, 270), p. 110 (c’est l’édition que je citerai désormais pour les poèmes du marquis). 2 Ce que semble suggérer Ángel G...

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