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Le corporatisme dans l’aire francophone au XX ème siècle

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Edited By Olivier Dard

Issu d’un atelier organisé avec le soutien de la Maison des Sciences de l’homme de Lorraine les 30 et 31 mars 2011 à l’Université Paul Verlaine-Metz, ce volume s’inscrit dans une série de publications déjà parues dans la collection « convergences » et consacrées à des figures majeures de l’histoire des droites radicales françaises envisagées sous l’angle de leurs relations à l’étranger (Charles Maurras, Jacques Bainville, Georges Valois et Maurice Barrès).
Les dix chercheurs français et étrangers réunis dans ce volume traitent pour la première fois du corporatisme dans l’aire francophone (France, Belgique, Canada, Suisse) sous l’angle du comparatisme et des transferts politiques et culturels, prolongeant ainsi des recherches sur le corporatisme dans l’aire latine. Au plan chronologique, si l’ouvrage s’attache à la première moitié du vingtième siècle qui est la période phare du corporatisme, il traite aussi de l’après 1945 et de son déclin prenant ainsi au mot le titre de l’ouvrage célèbre de Mihaïl Manoïlesco, Le siècle du corporatisme paru en 1936.

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Conclusion Didier MUSIEDLAK Université Paris Ouest Nanterre La Défense L’idée que l’aire francophone aurait disposé d’une matrice commune qui aurait favorisé l’éclosion de la pensée corporative et facilité les échanges internes concernant sa diffusion était séduisante. Elle constituait en réalité l’hypothèse principale de cette rencontre. En allant même plus loin, le thème d’un socle culturel riche, fortifié par la francophonie, qui aurait ainsi pu être à la naissance de l’idée corporative et dans le même temps disposer de remèdes originaux semblait même relever d’une certaine évidence. Bien des aspects abondaient en faveur de la perception d’une unité, à com- mencer par le succès du concept de corporatisme qui s’est largement propagé dans l’aire concernée comme réponse potentielle à la crise engendrée par le passage à la société industrielle. Cette image d’une puissance exclusive dotée d’une harmonie liée à la détention d’une culture partagée ne saurait cependant masquer l’existence d’une certaine fragilité qui s’inscrit d’emblée dans une temporalité bien circonscrite qui n’excède pas 1945. Certes, l’usage du terme va perdurer en particulier auprès des traditionnalistes catholiques, notamment français, après cette date. Mais il apparaît, désormais, comme une forme de vestige, un lambeau d’un héritage culturel commun. Il s’inscrit dans le passé mais ne se conjugue plus au présent. Lorsqu’on tente d’en assurer la résur- gence dans les années 1950, il peine à reprendre place...

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