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Etudes de sémantique et pragmatique françaises

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Edited By Louis de Saussure and Alain Rihs

Les articles rassemblés dans ce recueil sont issus d’une sélection de communications portant sur la sémantique et la pragmatique du français du colloque « Le français en contextes » de l’Association for French Language Studies, tenu à l’Université de Neuchâtel en septembre 2009. Ils apportent des éclairages nouveaux et des solutions inédites à un ensemble de problématiques classiques qui relèvent des dimensions sémantique et pragmatique du français. Qu’il s’agisse de définir les usages et interprétations des marqueurs aspectuo-temporels, des opérateurs modaux ou des quantificateurs, ou qu’il s’agisse de tracer les contours d’un matériau lexical difficilement saisissable (noms de couleurs ou noms d’idéalités), les auteurs apportent un soin particulier à l’identification des niveaux de sens ; ils s’emploient non seulement à distinguer les parts respectives du code et du contexte dans l’interprétation, mais, plus subtilement encore, examinent l’encodage sémantique sous l’angle de la sélection d’informations contextuelles qu’il implique.

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Céline VAGUER & Danielle LEEMAN Les locutions françaises en sous: constructions et identité sémantique 311

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Les locutions françaises en sous: constructions et identité sémantique Céline VAGUER, Université de Toulouse II-Le Mirail et CNRS Danielle LEEMAN, Université de Paris Ouest Nanterre et CNRS Introduction Beaucoup de travaux sur les prépositions concernent leur emploi spatial, vu comme «premier» – celui dont dériveraient tous les autres, et au premier chef l’emploi temporel. Cette optique a été formalisée par la théorie dite «de la grammaticalisation», qui établit le parcours observé par l’évolution sé- mantique, lequel irait du plus «concret» (le spatial) au plus «abstrait» (ce que Pottier appelle le «notionnel») en passant par des étapes «intermédiaires» telles que l’expression du temps1. Néanmoins, l’étymologie et l’histoire ne confirment pas systématique- ment cette hypothèse (Fagard 2006); ainsi, à en croire les attestations four- nies par le Grand Larousse de la Langue Française, si sous est étymologiquement d’ordre spatial, c’est l’acception notionnelle de «dépendance» ou «subordi- nation» qui vient ensuite, et finalement le sens temporel. En ce qui con- cerne les locutions en tous cas, elles n’exploitent pas forcément le sens «premier», spatial2, ni même le sens temporel, qui lui succéderait dans l’évolution linguistique: une vue globale du corpus rassemblé par Dubois et Dubois-Charlier (2004) montre que pour les locutions en sous c’est au con- traire la notion de «dépendance», de «subordination» qui est d’abord exploi- tée. Dans la mesure où ce trait peut apparaître également dans les emplois 1 Pour...

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