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Les alliances éducatives pour lutter contre le décrochage scolaire

Edited By Jean-Luc Gilles, Pierre Potvin and Chantal Tièche

Les systèmes éducatifs contemporains s’ouvrent à un nombre croissant de professionnels amenés à effectuer des interventions déterminantes pour assurer la réussite éducative et scolaire. Les enseignants, en première ligne, sont toutefois peu préparés à cette évolution qui les conduit à collaborer avec les multiples acteurs de l’éducation extérieurs à l’école. Des cultures professionnelles spécifiques, des codes différents, des zones et des temps d’intervention distincts accentuent encore la difficulté de mise en place d’alliances éducatives.
Dans la lutte contre le décrochage scolaire, un décloisonnement et un partenariat avec les professionnels des domaines tels que l’aide à la jeunesse, la santé, la justice ou l’économie permettent d’améliorer l’efficience de l’école. Dans ce contexte, des alliances éducatives émergent à différents niveaux : micro, en partenariat « jeune – famille – école » ; méso, en inclusion avec des acteurs de sphères telles que : social, santé ou justice ; et enfin, macro, en englobant les niveaux micro et méso, où des dispositifs communautaires mobilisent de larges alliances éducatives au sein de régions entières.
Cet ouvrage donne la parole à des chercheurs et des praticiens impliqués dans des alliances éducatives entre divers acteurs. Ils y font état des besoins couverts, des modèles utilisés, des ressources mobilisées et de diverses pratiques, tout en s’interrogeant sur les valeurs en toile de fond et les aspects contextuels.

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Troisième partie - Les alliances éducatives : une réponse institutionnelle au décrochage scolaire

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Troisième partie Les alliances éducatives : une réponse institutionnelle au décrochage scolaire Déscolariser le décrochage Jacques PAIN1 En préambule À la fin des années 80 et au début des années 90, nous fûmes confrontés à une nouvelle problématique « mondialisée », le « décrochage ». En France – et en Belgique – nous parlions déjà beaucoup des pro- blèmes « d’absentéisme ». Nos interventions sur le terrain tenaient cet « indicateur » pour central dans la question scolaire et nous vîmes se lier durant ces années-là absentéisme, risque social, puis violence « à l’école », « violences en milieu scolaire ». J’ai écrit « mondialisée », à propos de cette problématique, car le terme même de décrochage nous venait du Canada. Et je me souviens avec amusement des discussions du début des années 90 sur ce terme nimbé d’accents anglo-saxons, débarqué dans la mouvance des violences « d’école » à dimension psychologique, pointées par le « bullying ». Ce que je veux dire ici c’est que la décontextualisation du concept, à la fois politiquement correct, et ses surcharges sémantiques entraînèrent plus de flou dans les seuils de décrochage, mais ouvrirent la vision étroite- ment quantitative du problème. L’absentéisme en France appelle signalement à partir de la qua- trième demi-journée d’absence, dit-on en France. Pourtant il y a bien deux poids deux mesures et la politique d’un établissement en la ma- tière dépend à la fois de l’inspection acad...

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