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Etat et bien commun

Perspectives historiques et enjeux éthico-politiques- Colloque en hommage à Roger Berthouzoz

Edited By Anto Gavric and Grzegorz W. Sienkiewicz

La notion d’Etat et celle de bien commun apparaissent aujourd’hui en constante confrontation du point de vue de leur finalité. Certes, le concept d’Etat naît avec la Modernité alors que celui du bien commun existe déjà dans l’Antiquité. Les rapports qu’ils entretiennent actuellement ne sont toutefois pas sans rappeler les questions éthiques autour de la notion de bonum commune qui se posent depuis la formation de la société publique.
Cet ouvrage invite à reprendre cette discussion dans un cadre pluridisciplinaire (philosophie, histoire, théologie, économie, droit, politique, médecine). Il met l’accent sur les questions philosophiques de l’utilisation de doctrines politiques du bien, de l’engagement social, des droits de l’homme, mais aussi de l’appréciation éthique quant aux modifications génétiques de l’être humain.
Les textes ici exposés constituent une tentative de retrouver un lien substantiel entre Etat et bien commun en proposant aux chercheurs et aux scientifiques d’assumer une responsabilité déontologique, conformément à leur mission au sein de la société.

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Peut-on se passer de la notion de bien dans la pensée juridique et politique? - Henri TORRIONE 85

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Peut-on se passer de la notion de bien dans la pensée juridique et politique? HENRI TORRIONE 1. Introduction Une partie importante de la philosophie politique moderne et contem- poraine essaie d’éviter de se référer au bien commun, et veut, plus radi- calement, se passer de toute idée du bien. Pour comprendre la portée de cette tentative, il faut bien voir que ce que l’on essaie ainsi d’éliminer, ce n’est pas le bien au sens moral du terme: à propos du bien pris dans ce sens, ces courants se contentent d’affirmer qu’il y a différentes conceptions de la bonne façon de con- duire sa vie, que toutes sont particulières, et qu’il faut être attentif, dans une approche libérale, à ne pas imposer aux autres sa propre conception. Comment leur donner tort sur ce point? Dans la perspective du subjectivisme et du volontarisme radical dé- fendu par de nombreux courants de la pensée moderne et contemporaine (courants fréquemment identifiés à «la» modernité), ce qu’il faut élimi- ner complètement de la pensée juridique et politique, c’est le bien au sens prémoral du terme, le bien que par exemple John Rawls visait quand il parlait de «biens premiers» dont tout le monde a besoin quels que soient par ailleurs ses choix de vie, le bien auquel on pense quand on parle, en droit de la responsabilité civile par exemple, du bien qu’est l’in- tégrité corporelle ou la sant...

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