Show Less

Etat et bien commun

Perspectives historiques et enjeux éthico-politiques- Colloque en hommage à Roger Berthouzoz

Edited By Anto Gavric and Grzegorz W. Sienkiewicz

La notion d’Etat et celle de bien commun apparaissent aujourd’hui en constante confrontation du point de vue de leur finalité. Certes, le concept d’Etat naît avec la Modernité alors que celui du bien commun existe déjà dans l’Antiquité. Les rapports qu’ils entretiennent actuellement ne sont toutefois pas sans rappeler les questions éthiques autour de la notion de bonum commune qui se posent depuis la formation de la société publique.
Cet ouvrage invite à reprendre cette discussion dans un cadre pluridisciplinaire (philosophie, histoire, théologie, économie, droit, politique, médecine). Il met l’accent sur les questions philosophiques de l’utilisation de doctrines politiques du bien, de l’engagement social, des droits de l’homme, mais aussi de l’appréciation éthique quant aux modifications génétiques de l’être humain.
Les textes ici exposés constituent une tentative de retrouver un lien substantiel entre Etat et bien commun en proposant aux chercheurs et aux scientifiques d’assumer une responsabilité déontologique, conformément à leur mission au sein de la société.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Les droits de l’homme: une composante essentielle du bien commun - Adriano PREVITALI 145

Extract

Les droits de l’homme: une composante essentielle du bien commun ADRIANO PREVITALI* I. Les dangers liés au bien commun Saisir la notion de bien commun n’est aisé pour personne. Pour le juriste, il y a une difficulté supplémentaire qui risque de rendre l’homme de loi encore plus réticent par rapport aux autres à accepter l’idée de l’exis- tence d’un bien commun. Le problème surgit du fait que le droit se dé- marque des autres branches scientifiques à cause de son degré de norma- tivité accru. Le droit transforme le postulat philosophique, moral ou éthique sur le bien commun en règle obligatoire munie de sanction. Ad- mettre qu’une norme appartenant au bien commun est une règle juridi- que signifie inévitablement poser le problème du respect de la liberté des individus, surtout de ceux qui se refusent à considérer comme juste ou raisonnable la norme en question.1 Ce problème se pose de manière par- ticulièrement aiguë dans les démocraties où la protection de l’autonomie et de la liberté individuelle est une valeur essentielle. Or, s’il est vrai que, d’une part, les démocraties prônent par définition l’ouverture et la tolérance et que par conséquent le choix de reconnaître l’existence d’un bien commun partagé par tous ne répond pas – à la base – à une vision éthique cohérente et prédéterminée de l’individu, de la société ou de l’Etat mais est plutôt le...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.