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Etat et bien commun

Perspectives historiques et enjeux éthico-politiques- Colloque en hommage à Roger Berthouzoz

Edited By Anto Gavric and Grzegorz W. Sienkiewicz

La notion d’Etat et celle de bien commun apparaissent aujourd’hui en constante confrontation du point de vue de leur finalité. Certes, le concept d’Etat naît avec la Modernité alors que celui du bien commun existe déjà dans l’Antiquité. Les rapports qu’ils entretiennent actuellement ne sont toutefois pas sans rappeler les questions éthiques autour de la notion de bonum commune qui se posent depuis la formation de la société publique.
Cet ouvrage invite à reprendre cette discussion dans un cadre pluridisciplinaire (philosophie, histoire, théologie, économie, droit, politique, médecine). Il met l’accent sur les questions philosophiques de l’utilisation de doctrines politiques du bien, de l’engagement social, des droits de l’homme, mais aussi de l’appréciation éthique quant aux modifications génétiques de l’être humain.
Les textes ici exposés constituent une tentative de retrouver un lien substantiel entre Etat et bien commun en proposant aux chercheurs et aux scientifiques d’assumer une responsabilité déontologique, conformément à leur mission au sein de la société.

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Patočka, Havel et la Charte 77 – la morale incarnée - Karel BOSKO 265

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Patoþka, Havel et la Charte 77 – la morale incarnée KAREL BOSKO L’actuelle mondialisation à sens unique de l’économie semble avoir rejeté dans un passé antédiluvien, presque inintelligible, les hommes et les événements qui marquèrent l’histoire de l’Europe centrale et orientale satellisée par les Soviétiques jusqu’en 1989. Et de «nouveaux murs» (V. Havel), ceux du nationalisme étroit, du racisme meurtrier et de l’individualisme cupide se sont élevés là où se dressait jadis le Mur de la Honte, à l’ombre duquel des peuples vivaient asservis, muselés. Il est tombé dans l’oubli, le Printemps de Prague – ces huit mois de l’année 1968 au cours desquels le peuple tchécoslovaque se mobilisa en faveur d’un «socialisme à visage humain», un socialisme enfin dissocié de ses slogans mensongers et de ses pratiques policières, enfin réconcilié avec les libertés citoyennes et la dynamique prometteuse du pluralisme. Cette volonté de renouveau, à laquelle l’Occident n’accorda pas l’impor- tance qu’elle méritait, fut brisée brutalement par les dirigeants de Mos- cou, anxieux à l’idée de perdre leur glacis territorial et leur monopole idéologique. Une agression suivie d’une occupation qui, paradoxale- ment, précipita la «mort clinique du communisme» (L. Kolakowski), sinon celle de l’idéal socialiste lui-même, encore porteur aux yeux des Tchèques de 68 d’un sens profond, d’une véritable exigence de justice. Gâchis irrémédiable… Si la répression qui suivit ne tourna pas au massacre, elle n’en fut pas...

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