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Comment comprendre la «crise» de l’Etat postcolonial en Afrique?

Un essai d’explication structurelle à partir des cas de l’Angola, du Congo-Brazzaville, du Congo-Kinshasa, du Liberia et du Rwanda

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Moïse Léonard Jamfa Chiadjeu

Comment expliquer que de Dakar à Maputo, l’on ne puisse trouver un seul pays qui souscrive aux conditions élémentaires de définition d’un Etat? Comment comprendre que de Harare à Mogadiscio, l’on ne rencontre que guerres civiles, famine, épidémies, etc.? Comment expliquer la croissance exponentielle du nombre de coups d’Etat en Afrique noire?
Cet ouvrage présente une étude comparée de quatre politiques coloniales en Afrique subsaharienne: portugaise, française, belge et américaine. Prenant pour cas d’étude l’Angola, le Congo-Brazzaville, le Congo-Kinshasa, le Liberia et le Rwanda, partant des conditions obscures de la naissance de l’Etat postcolonial, l’auteur analyse les structures héritées de la colonisation occidentale (l’école, le territoire, la monnaie, la division internationale du travail, etc.), et met en lumière les effets négatifs de cet héritage sur la marche actuelle de l’Etat postcolonial.

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Postface par Werner Ruf 417

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Postface De la misère d’un continent La présente étude aborde une question particulièrement importante: com- ment comprendre les crises africaines d’aujourd’hui? Comment expliquer que, à la différence de l’«Afrique blanche», l’on ne rencontre en Afrique subsaharienne que des structures étatiques en état avancé de décomposi- tion? Au moment où les publications portant sur les «failing states» emplis- sent les bibliothèques, aucune autre région du monde n’est aussi concernée par le phénomène de la «décomposition» des Etats. Toutefois, un fait re- tient notre attention: avec la fin du conflit Est-Ouest, le regard jusque là porté sur le «Tiers Monde» change: tout d’un coup, certains discours font état de la fin du «Tiers Monde»1. Bien qu’un constat similaire ne serait pas totalement invalide pour le «Second Monde», ce qui est à noter dans le cas particulier de l’Afrique, c’est d’une part sa grande incapacité à se libérer de l’étau de la crise et de la domination, et d’autre part une tendance au retour vers le régime des mandats de la période coloniale. Vu l’ampleur du pro- blème, et sans scrupule aucun, certains observateurs ont eu à proposer l’«interventionnisme humanitaire» comme voie de sortie de crise, long- temps avant que cette option ne fasse montre de sa lamentable inefficacité en Somalie (et plus tard au Kosovo). Justement parce que les Africains, à l’état actuel, sont incapables de se constituer en communauté politique co- hérente, ou de concevoir...

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