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Philippe Albert Stapfer- Une biographie

A Berne de l’Ancien Régime à la Révolution helvétique (1766-1798)

Adolf Rohr

Philippe Albert Stapfer (1766-1840) fut ministre des sciences et des arts de la République Helvétique, puis il représenta la Suisse à Paris avant de former en France un cercle d’intellectuels et d’écrivains.
La biographie décrit la formation du grand savant suisse et de l’homme d’Etat de 1766 à 1798.
Issu d’une célèbre famille de pasteurs de Brugg dans la partie argovienne de l’ancienne République de Berne, Stapfer naquit et grandit dans la capitale et il fut fidèle à la tradition familiale dans le choix de sa profession. Ses études et voyages à l’étranger le préparèrent à l’ordination et le mirent en relation avec des savants de premier plan et au contact des bouleversements politiques contemporains. Jusqu’à la Révolution helvétique il a enseigné comme philologue à l’Institut politique et comme théologien à l’Académie de Berne. Le Directoire helvétique l’appela en mai 1798 au poste de ministre de la culture.

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6. Stapfer dans le renversement de l’ordre ancien 1798 237

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237 6. Stapfer dans le renversement de l’ordre ancien 1798 I A l’époque où le théologien Philippe Albert Stapfer proclamait à ses auditeurs l’annonce du Royaume de Dieu comme le règne pacifique de la raison, s’amoncelaient sur l’Etat patricien bernois, principal soutien de l’ancienne Confédération, des nuages d’orage toujours plus menaçants. La perspective euphorique d’une paix en Europe après l’accord de Bâle en 1795 entre la France et la Prusse fut rapidement écartée par la crainte d’une reprise de l’offensive incontenable des armées françaises au sud et à l’ouest des frontières helvétiques. Même l’essai d’Emmanuel Kant Zum ewigen Frieden, par lequel il apportait un soutien intellectuel à la démarche pacifique de son gouvernement, resta pure utopie face à la réalité. Dans la lutte engagée contre l’Autriche pour l’hégémonie en Europe, le Directoire et la figure montante du général Bonaparte avaient intérêt à la neutralité suisse. La paix de Campoformio avec Vienne en 1797 allait dans ce sens: le contrôle des passages alpins et la disposition de la Suisse comme base d’opération en même temps que son rançonnement emportèrent les derniers ménagements. Les opérations militaires éclairs du général victorieux en Italie du Nord et puis son comportement brutal de conquérant avaient ouvert les yeux de beaucoup sur le danger croissant. Les esprits clairvoyants reconnaissaient que les slogans de libération des peuples ne...

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