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Circulations et réseaux transnationaux en Europe (XVIII e -XX e siècles)

Acteurs, pratiques, modèles

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Edited By Landry Charrier, Karine Rance and Friederike Spitzl-Dupic

Face aux défis engendrés par la globalisation, les sciences humaines et sociales se sont emparées des phénomènes transnationaux. C’est à cet objet que se sont attachés les auteurs de ce livre, en étudiant diasporas et réseaux, circulation de modèles politiques et culturels, dans des situations concurrentielles ou conflictuelles de domination, de guerre, ou d’occupation militaire. Issu d’un projet interdisciplinaire associant la Maison des Sciences de l’Homme de Clermont-Ferrand (USR 3550) et le Centre d’Histoire « Espaces et Cultures » (EA 1001), cet ouvrage met en lumière des formes de transferts et de croisements multiples du XVIII e au XX e siècle, dans le contexte du débat sur la nation et de l’émergence de l’Etat-nation.

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1. Circulation des acteurs

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Les sociabilités politiques des réfugiés libéraux dans la France des monarchies censitaires: des pratiques aux dimensions transnationales? Delphine DIAZ Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, Centre d’histoire du XIXe siècle Sous la Restauration et la monarchie de Juillet, la France est une terre d’asile pour les réfugiés libéraux venus de toute l’Europe. Les nombreux coups d’Etat, mais aussi les insurrections libérales qui ponctuent le premier XIXe siècle européen – révolutions napolitaine et piémontaise de 1820-1821, coup d’Etat miguéliste au Portugal en 1828, révolte patriotique de Varsovie en 1831 – permettent d’expliquer l’arrivée en France de milliers de réfugiés qui se sont battus pour l’établissement des libertés politiques et pour l’indépendance de leur pays. Une fois installés en France, ces exilés privés de représentation politique légitime ont été amenés à réinventer leurs formes d’action militante. Cette contribution se propose d’envisager les sociabilités politiques pratiquées dans le pays d’asile par les réfugiés libéraux, en montrant qu’elles constituent souvent pour eux le moyen le plus évident de (re)constituer depuis la France des réseaux politiques. La question est de savoir si l’exil en France sous la monarchie censitaire a été propice au repli des groupes de réfugiés sur eux-mêmes, ou favorable à un dépassement progressif des clivages nationaux ou sociaux séparant les exilés installés en France. Depuis...

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