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Modalité, évidentialité et autres friandises langagières

Mélanges offerts à Hans Kronning à l’occasion de ses soixante ans

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Coco Norén, Kerstin Jonasson, Henning Nølke and Maria Svensson

Hans Kronning s’est fait connaître comme un grand spécialiste international de l’expression de la modalité et de l’évidentialité dans les langues romanes, et nombreux sont les linguistes qui se sont inspirés de ses travaux. Cet ouvrage rassemble des articles de chercheurs familiers des travaux de Kronning et témoigne de la largeur et de la profondeur de sa pensée à laquelle aucune langue romane n’est étrangère. Le volume réunit des spécialistes travaillant en Belgique, en Finlande, en France, en Italie, en Norvège, en Suède et en Suisse et les contributions abordent des sujets allant de phénomènes purement linguistiques et sémantiques aux analyses littéraires en passant par des réflexions portant sur la comparaison des langues, y compris la traduction. De même, plusieurs langues romanes sont représentées, aussi bien pour ce qui est des faits traités qu’en ce qui concerne la langue appliquée pour la rédaction des articles. Ainsi cet ouvrage est-il un reflet de l’œuvre et de l’ouverture d’esprit de Hans Kronning.

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La traduction des noms nobles – le cas de Guermantes - Kerstin JONASSON, Université d’Uppsala 183

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La traduction des noms nobles – le cas de Guermantes Kerstin JONASSON, Université d’Uppsala 1. Introduction Dans cet article j’aimerais me pencher sur l’usage que fait Marcel Proust du nom de Guermantes dans A la Recherche du temps perdu et comment la traduc- trice suédoise Gunnel Vallquist a choisi de le rendre en suédois. Dans Contre Sainte-Beuve, Proust évoque le charme des noms propres nobles: «Tant de noms nobles du reste ont ce charme d’être des noms de châteaux […] Chaque nom noble contient dans l’espace coloré de ses syllabes un château» (Sainte-Beuve, 324). Le nom noble possédant ce charme au plus haut degré dans la Recherche est sans conteste le nom de Guermantes, dont Proust dispo- sait déjà dans Contre Sainte-Beuve. Il s’offre, comme tous les noms propres (Npr) proustiens, à une analyse sémique en ‘figures’ imaginaires, telles que: «un donjon sans épaisseur qui n’était qu’une bande de lumière orangée et du haut duquel le seigneur et sa dame décidaient de la vie de leurs vassaux»; «une tour jaunissante et fleuronnée qui traverse les âges» (Guermantes T1, 15, cité dans Barthes 1972:126). Ainsi, «ce fier nom de Guermantes» (Sainte-Beuve, 294) ne dénote pas seulement la famille noble, «la race altière», des Guermantes mais aussi un château médiéval avec ses tours, son donjon, son église, sa forêt, etc., donc une propriété territoriale. C’est en effet d’abord un toponyme. Dans ce château...

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