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Modalité, évidentialité et autres friandises langagières

Mélanges offerts à Hans Kronning à l’occasion de ses soixante ans

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Coco Norén, Kerstin Jonasson, Henning Nølke and Maria Svensson

Hans Kronning s’est fait connaître comme un grand spécialiste international de l’expression de la modalité et de l’évidentialité dans les langues romanes, et nombreux sont les linguistes qui se sont inspirés de ses travaux. Cet ouvrage rassemble des articles de chercheurs familiers des travaux de Kronning et témoigne de la largeur et de la profondeur de sa pensée à laquelle aucune langue romane n’est étrangère. Le volume réunit des spécialistes travaillant en Belgique, en Finlande, en France, en Italie, en Norvège, en Suède et en Suisse et les contributions abordent des sujets allant de phénomènes purement linguistiques et sémantiques aux analyses littéraires en passant par des réflexions portant sur la comparaison des langues, y compris la traduction. De même, plusieurs langues romanes sont représentées, aussi bien pour ce qui est des faits traités qu’en ce qui concerne la langue appliquée pour la rédaction des articles. Ainsi cet ouvrage est-il un reflet de l’œuvre et de l’ouverture d’esprit de Hans Kronning.

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L’emploi concessivo-adversatif de si comparé à même si - Maria SVENSSON, Université d’Uppsala 327

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L’emploi concessivo-adversatif de si comparé à même si Maria SVENSSON, Université d’Uppsala, Département de langues modernes 1. Introduction L’objet de notre étude est la comparaison de l’emploi de la conjonction conditionnelle-concessive1 française même si avec si, dans son emploi con- cessif (1), et adversatif (2): (1) De plus, si l’on ne peut pas empêcher les effets de l’âge, on peut les retarder, les ralentir. (Tubiana, 2003, Le Bien-Vieillir: La révolution de l’âge, Editions de Fallois) (2) Si les échecs sont attribués à des facteurs extérieurs, indépendants de la volonté de l’individu, les succès sont souvent versés sur le compte des qualités person- nelles. (le Breton, 2004, Conduites à risque, Presses Universitaires de France) Dans l’emploi concessif, comme dans (1), il s’agit d’une relation de conclu- sion réfutée, où la subordonnée introduite par si présente un contenu qui pointe vers une certaine conclusion, conclusion qui est ensuite contredite dans la proposition principale. En d’autres termes q contredit «les infé- rences qu’on pourrait tirer de P» (Monte 2009, p. 102). Dans (1), le fait de savoir que l’on ne peut pas empêcher les effets de l’âge pourrait mener à la conclusion que l’on ne peut pas non plus les retarder ou ralentir, conclusion qui est ensuite rejetée, puisque le fait dénoté par la proposition principale affirme justement que cela est tout à fait possible. Dans (2), il y a un con- traste lexical entre...

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