Show Less

Modalité, évidentialité et autres friandises langagières

Mélanges offerts à Hans Kronning à l’occasion de ses soixante ans

Series:

Edited By Coco Norén, Kerstin Jonasson, Henning Nølke and Maria Svensson

Hans Kronning s’est fait connaître comme un grand spécialiste international de l’expression de la modalité et de l’évidentialité dans les langues romanes, et nombreux sont les linguistes qui se sont inspirés de ses travaux. Cet ouvrage rassemble des articles de chercheurs familiers des travaux de Kronning et témoigne de la largeur et de la profondeur de sa pensée à laquelle aucune langue romane n’est étrangère. Le volume réunit des spécialistes travaillant en Belgique, en Finlande, en France, en Italie, en Norvège, en Suède et en Suisse et les contributions abordent des sujets allant de phénomènes purement linguistiques et sémantiques aux analyses littéraires en passant par des réflexions portant sur la comparaison des langues, y compris la traduction. De même, plusieurs langues romanes sont représentées, aussi bien pour ce qui est des faits traités qu’en ce qui concerne la langue appliquée pour la rédaction des articles. Ainsi cet ouvrage est-il un reflet de l’œuvre et de l’ouverture d’esprit de Hans Kronning.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

Folie et fous dans A la Recherche du temps perdu - Sigbrit SWAHN, Université d’Uppsala 347

Extract

Folie et fous dans A la Recherche du temps perdu Sigbrit SWAHN, Université d’Uppsala «Emporté par la démence de ceux que Jupiter veut perdre» La Prisonnière, Pl. III p. 7811 Dans un ouvrage au titre ressemblant à celui du roman de Marcel Proust, De la Recherche de la vérité par Nicolas de Malebranche (1638-1715), l’imagination paraît être, selon Voltaire, «La folle du logis»2. Dans le roman de Marcel Proust, A la Recherche du temps perdu, toutes les folies qui caractéri- sent la vie du narrateur, double du personnage qui dit je, semblent pouvoir être résumées sous cette figure emblématique. Il s’agit surtout des chapitres sur les noms qui font rêver, des rêves sur des paysages et des villes comme Venise et ce que le narrateur appelle la fabrication des possibles histoires d’amour et des femmes fictives. Les choses, les êtres, dit le narrateur, «ne commençaient à exister pour moi que quand ils prenaient dans mon imagi- nation une existence individuelle»3. Il réalise qu’il y a une lutte entre la mé- moire et l’imagination: «pour briser les assauts renouvelés de ma mémoire, travaillait utilement en sens inverse mon imagination». Cependant il existe aussi une lutte entre l’imagination et l’intelligence: «l’imagination fouettée par la souffrance va si vite dans son travail, fabrique avec une rapidité si 1 Nos références vont à l’édition de la Pléiade de l’oeuvre de Marcel Proust, A la recherche...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.