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La communication électronique en questions

Edited By Sami Zlitni and Fabien Liénard

Les Technologies de l’Information et de la Communication (TIC) sont omniprésentes dans nos sociétés. Elles amènent à échanger des données tout le temps, où on se trouve et comme jamais. Ce constat justifie à lui seul cet ouvrage collectif qui se propose d’interroger la communication électronique. Vingt-neuf chercheurs ont ainsi participé à la rédaction des vingt-trois chapitres en français et en anglais de ce volume, que Christian Licoppe préface en se questionnant logiquement : Peut-on mettre la communication électronique en question ?
Les chapitres ne constituent pas des réponses mais des éclairages regroupés en quatre parties. Celles-ci correspondent à des domaines qui recourent à la communication électronique avec des objectifs communicationnels initiaux variés et divers.

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Préface par C. Licoppe 1

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Christian LICOPPE Préface Peut-on mettre la communication électronique en question ? Il est à cet égard intéressant de se rappeler l’analyse de Jacques Derrida à propos de la différence entre parole et écriture. Entre des mots qui se déploient dans la plénitude de la co-présence, et des mots qui semblent pouvoir se détacher de leurs contextes de production et de réception et circuler en l’absence des auteurs et des destinataires. Pour Jacques Derrida, cette dichotomie cache une idéologie qui valorise la présence des corps et témoigne d’un logocentrisme plus ou moins explicite. Ce dernier repose sur l’ignorance d’une propriété fondamentale du langage et de la com- munication, et plus généralement de toute expérience, l’« itérabilité », c’est-à-dire la vulnérabilité de tout événement de communication à être répété, reformulé, cité, rejoué, parodié, détourné. De ce fait chaque événement de communication déborde la situation où il advient, et ne peut être saturé par les intentions de communication des participants. Chaque situation de communication hérite d’une histoire longue et touffue, de tout ce qui peut compter comme itérations, répétitions et reformulations passées, tout en s’inscrivant dans un horizon de répétabilité future. Il n’y a plus lieu de distinguer parole et écriture, présence et absence. Dès lors que l’écrit apparaît et se diffuse, il participe intrinsèquement à l’itérabilité constitutive de tout événement...

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