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Exercices furieux

A partir de l’édition de l’"Orlando furioso</I> De Franceschi (Venise, 1584)

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Edited By Ilaria Andreoli

Les éditions illustrées du Roland furieux ont contribué de façon décisive à faire du poème de l’Arioste un des « grands codes » de l’imaginaire européen du XVI e au XIX e siècle. Parmi elles, celle qu’imprima en 1584 à Venise Francesco De Franceschi marque un tournant dans l’iconographie de l’ Orlando furioso parce qu’il s’agit de la première édition ornée de planches gravées sur cuivre, et non plus sur bois, et parce que son influence se fit sentir bien au-delà du VIX e siècle, et bien au-delà de l’Italie, sur toute l’illustration de la poésie épique.
Les meilleurs spécialistes internationaux de l’Arioste illustré se sont rassemblés en 2011 à l’université de Caen-Basse Normandie pour mettre pour la première fois en pleine lumière l’édition De Franceschi et mieux en comprendre l’importance dans la longue histoire des éditions illustrées du Roland furieux, des premiers graveurs vénitiens jusqu’à Gustave Doré. Le volume issu de leurs travaux constitue une véritable somme, organiquement conçue, qui passionnera tous ceux qui s’intéressent à l’espace visuel du livre illustré.

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Ilaria Andreoli: Une édition illustré, son imprimeur, sa fortune 9

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L’Orlando furioso De Franceschi (Venise, 1584). Une édition illustrée, son imprimeur, sa fortune Ilaria ANDREOLI À Elena Parma L’édition de l’Orlando furioso par De Franceschi ne prend tout son sens qu’en fonction de la politique éditoriale d’un des imprimeurs- libraires vénitiens les plus intéressants de la seconde moitié du XVI siècle, dont le catalogue se caractérise par une prédominance des ouvrages techniques en italien, souvent abondamment illustrés. Après un portrait professionnel de De Franceschi à travers sa production et ses domaines d’intérêt je dégagerai les principales caractéristiques de son édition illustrée du poème de l’Arioste et retracerai la fortune de celui-ci comme modèle iconographique. Pour l’aide reçue dans les recherches préparatoires à la rédaction de cet article je remercie tout particulièrement Mme Milena Bassoli (biblioteca comunale, Trente), Mme Mirna Bonazza (biblioteca Ariostea, Ferrare), M. Fabrizio Chierici et Mme Graziella Giapponesi (biblioteca comunale, San Giminiano), Mme Antonella Ferro (biblioteca della Fondazione Marco Besso, Rome), Mme Laura Venanzi (biblioteca comunale, Sarnano) et les amies Manuela Michelloni (biblioteca de Villa i Tatti), Tiziana Plebani (biblioteca nazionale Marciana, Venise) et Elisa Rebellato (biblioteca de l’Archiginnasio, Bologne). On parle toujours de la situation catastrophique dans laquelle versent les institutions publiques italiennes: je tiens ici à remercier la gentillesse, courtoisie et compétence de tous ces bibliothécaires qui travaillent souvent dans des conditions difficiles mais qui n’ont pas perdu les sens et la valeur du service publique. Ma reconnaissance...

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