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Supports et vecteurs des droites radicales au XX e siècle (Europe/Amériques)

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Edited By Olivier Dard

Ce volume est le second d’un programme de recherche soutenu par la MSH-Lorraine et intitulé IDREA (Internationalisation des droites radicales Europe/Amériques). Il prolonge un premier ouvrage publié en 2012 dans la collection «Convergences» et intitulé Doctrinaires, passeurs et vulgarisateurs des droites radicales (Europe/Amériques). Le volume est issu d’un atelier organisé à Metz les 24 et 25 octobre 2012 sous l’égide de la MSH-Lorraine et dans le cadre de l’axe 4 «Mémoire et culture». Il a réuni 10 chercheurs français et étrangers issus de différentes disciplines. Dans une approche centrée sur les transferts culturels et politiques, le pari a été fait de ne pas seulement présenter des supports et vecteurs variés, périodiques, maisons ou sites internet mais de mettre l’accent sur les transversalités repérables dans des processus de circulations, de constitution de réseaux et plus largement d’internationalisation des droites radicales des deux côtés de l’Atlantique.

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Amériques

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Les revues traditionalistes canadiennes-françaises devant les droites radicales européennes. L’exemple de L’Action nationale et de Tradition et progrès (1945 à 1970) Michel BOCK*, Hugues THEORET* Au Canada français, le champ intellectuel connut, après la Seconde Guerre mondiale, une mutation substantielle qui se solderait par le déclin inexorable de la droite nationaliste. Dans son maître-livre sur la droite intellectuelle au temps de la «Révolution tranquille» des années 1960, Xavier Gélinas montre que cette dernière s’effondra non pas en raison de son caractère «nécrosé» – la cohérence et le contenu modernisateur de son projet global ayant été globalement sous-estimés, voire ignorés par les historiens –, mais en raison, plutôt, de l’émergence d’une gauche radicale et anticléricale désormais ac- quise à la cause nationaliste.1 Avant les années 1960, toutefois, l’extrême gauche brillait plutôt par son absence du paysage idéologique québécois. Pendant les quinze ans qui suivirent la guerre, c’est à peine grossir le trait que d’affirmer que tout ce qui bougeait, au Canada français, était catholique, à gauche comme à droite.2 L’irruption que fit l’extrême gauche au Québec avec la fondation, en 1963, de Parti pris, revue marxiste largement influen- cée par l’idéologie de la décolonisation, était autant la cause que le résultat de l’évincement de la droite – et aussi de la gauche catholique. C’est donc dire que l’étude de la droite au Canada fran...

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