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Subjonctif, gérondif et participe présent en français

Une pragmatique de la dépendance verbale

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Alain Rihs

De quelle nature est le sens du subjonctif, du gérondif et du participe présent ? Comment celui-ci est-il construit en contexte ? Quelle place spécifique chacune de ces formes verbales occupe-t-elle au sein du système linguistique que constitue la langue française ? En quels termes peut-on décrire la relation de dépendance représentationnelle inhérente à la subordination syntaxique ?
L’auteur de cet ouvrage propose des réponses inédites à ces questions. Il s’emploie à réunir l’ensemble des effets de sens épars déclenchés par ces formes autour de valeurs expressives invariantes, définies sous la forme de contraintes interprétatives ; à travers de nombreux exemples, il montre que l’observation de ces dernières conduit à l’élaboration d’un sens approprié aux divers contextes énonciatifs. Une telle étude l’amène à aborder de front un ensemble de problématiques cruciales en linguistique, en particulier celle de l’interface entre sémantique et pragmatique et celle des enjeux cognitifs liés au traitement de l’information.

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Seconde partie. Une analyse procédurale des formes verbales non autonomes 139

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Seconde partie Une analyse procédurale des formes verbales non autonomes Chapitre quatre. La théorie de la pertinence et la notion de procédure interprétative Dans la première section de ce chapitre, nous présenterons les principaux postulats de la théorie de la pertinence, élaborée par Sperber et Wilson (1995)66. Dans la seconde, nous présenterons et commenterons un en- semble d’études de tradition pertinentiste qui analysent l’encodage linguis- tique du point de vue de la distinction entre contenu conceptuel et mar- quage procédural. 1. La théorie de la pertinence 1.1. La construction du contexte Pour Sperber et Wilson, tout énoncé est interprété en fonction d’un con- texte. Le contexte d’interprétation n’est pas donné une fois pour toute et réutilisé d’un énoncé à l’autre, mais il est construit (élaboré) par le destina- taire, énoncé après énoncé, au fur et à mesure de l’acte de compréhension. Le contexte que le destinataire sollicite est formé d’un ensemble d’hypothèses, dites hypothèses contextuelles, qui lui sont accessibles. Celles-ci proviennent de quatre sources : i) l’environnement physique (ou perceptif) dans lequel se déroule la communication ; ii) la mémoire à court terme, qui dispose de l’interprétation de l’énoncé qui précède ; iii) la mémoire à moyen terme, qui fournit l’interprétation des énoncés plus anciens ; iv) la mémoire à long terme, qui est le siège des informations dites conceptuelles. Cette der- nière source est riche de...

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