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Subjonctif, gérondif et participe présent en français

Une pragmatique de la dépendance verbale

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Alain Rihs

De quelle nature est le sens du subjonctif, du gérondif et du participe présent ? Comment celui-ci est-il construit en contexte ? Quelle place spécifique chacune de ces formes verbales occupe-t-elle au sein du système linguistique que constitue la langue française ? En quels termes peut-on décrire la relation de dépendance représentationnelle inhérente à la subordination syntaxique ?
L’auteur de cet ouvrage propose des réponses inédites à ces questions. Il s’emploie à réunir l’ensemble des effets de sens épars déclenchés par ces formes autour de valeurs expressives invariantes, définies sous la forme de contraintes interprétatives ; à travers de nombreux exemples, il montre que l’observation de ces dernières conduit à l’élaboration d’un sens approprié aux divers contextes énonciatifs. Une telle étude l’amène à aborder de front un ensemble de problématiques cruciales en linguistique, en particulier celle de l’interface entre sémantique et pragmatique et celle des enjeux cognitifs liés au traitement de l’information.

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Conclusion 293

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Conclusion 1. Problématique : rappel Dans ce travail, nous nous sommes penché sur la question du sens des formes verbales non autonomes du français, c’est-à-dire des formes ver- bales qui ont pour propriété d’entrer dans la composition de prédications subordonnées, rattachées à des prédications principales. Nous avons pris la théorie de la pertinence de Sperber et Wilson (1995) comme cadre théo- rique ; et nous nous sommes référé en particulier à la notion d’encodage procé- dural, qui a fait l’objet de développements récents dans ce modèle. Nous avons en effet fait l’hypothèse que le contenu sémantique des formes ver- bales non autonomes n’est pas de nature conceptuelle (ou, si l’on préfère, n’est pas d’ordre représentationnel), mais qu’il est de nature procédurale ; nous avons ainsi étudié ces formes du point de vue des contraintes inter- prétatives qu’elles véhiculent et qui conduisent à l’établissement d’un sens propositionnel pertinent ; nous avons du même coup rejeté la piste d’analyse qui voudrait qu’elles renvoient à un matériau conceptuel qui serait mis en jeu au cours du processus interprétatif au même titre, par exemple, que celui d’un nom ou d’un adjectif. A notre sens, les arguments suivants plaident en faveur d’une analyse procédurale des temps et des modes verbaux : 1) Il est impossible de prédire l’ensemble des effets de sens d’une forme verbale sur la base d’un concept unique ; autrement dit,...

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