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Les enfants de l’«Émile»?

L’effervescence éducative de la France au tournant des XVIIIe et XIXe siècles

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Marguerite Figeac-Monthus

Ce livre, en étudiant plus de 200 plans et traités d’éducation français des XVIII e –XIX e siècles, montre toute l’importance de la pensée de Rousseau qui est utilisée ou rejetée afin de concevoir une société nouvelle et une réforme du système éducatif. Ces transformations ne pouvaient passer que par l’édification d’une éducation commune adaptée aux nouveaux enjeux issus de la Révolution et indispensables pour transformer et moderniser la société. En énonçant un certain nombre de principes et de valeurs, en se positionnant pour une réorganisation éducative, les auteurs de ces projets contribuent à édifier, dès le XVIII e siècle, les premiers fondements de l’école républicaine. Un certain nombre de questions posées, sur l'enfance et la jeunesse, sur l'utilisation des sens, sur la formation des maîtres, sur l'université, sur le rôle de l'Eglise et la place de la laïcité, sont très contemporaines et se trouvent mises en valeur par de très belles citations à découvrir ou redécouvrir.

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Introduction

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Est-il possible de réformer l’éducation publique et de procurer à la France une éducation vraiment nationale? Question importante, s’il en fut jamais, bien digne de l’attention des philosophes, et que je me propose de résoudre dans ce mémoire. J’avoue que mon entreprise est hardie, que j’aurai bien des obstacles à surmonter, des préjugés chéris à détruire, des vieux abus à déraci- ner; mais le désir d’être utile et d’entrer dans les vues patriotiques de tous les bons citoyens, rassemblés pour régénérer la nation, me soutient et m’anime. Éclairé par une longue expérience, appuyé sur des faits et des essais multi- pliés pendant vingt années, je parlerai avec confiance, et j’exposerai le résul- tat de mes réflexions, avec ce courage et cette liberté que l’amour du bien public et de la vérité doit inspirer à toute âme honnête. Je ne parlerai que de l’éducation publique, parce que, sagement combinée, elle est, sous tous les points de vue, préférable à l’éducation particulière, plus propre à former le caractère des enfants, à façonner aux habitudes sociales: elle est aussi plus capable de développer en eux le germe de toutes les ver- tus; mais celle de nos jours est si vicieuse, les inconvénients qui en sont insé- parables, sont si multipliés, qu’elle est bien loin d’atteindre à ce but désirable, et je suis convaincu que, telle qu’elle est,...

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