Show Less

La crise économique et financière de 2008-2009

L’entrée dans le 21e siècle ?

Series:

Edited By Vincent Dujardin, Yves De Cordt, Rafael Costa and Virginie de Moriamé

La crise économique et financière de 2008-2009 soulève une série de questions d’importance majeure. Comment le monde a-t-il fait face aux crises précédentes ? La crise doit-elle remettre sensiblement en cause l’organisation actuelle du système financier international ? Les médias se sont-ils cantonnés dans un rôle d’information ou ont-ils joué un rôle d’acteur ? Que penser des plans de sauvetage des diverses institutions, en Belgique et dans le monde ? Peut-on parler d’un manque de régulation des marchés et des institutions financières ou d’une mauvaise régulation ? Quel rôle imaginer pour les États et les organismes internationaux dans la vie économique ? La crise va-t-elle conduire à plus d’Europe ou ouvrira-t-elle une réflexion globale sur la place de l’humain dans l’économie ? Enfin, dira-t-on demain que l’entrée dans le 21 e siècle s’est faite à l’automne 2008 ?
Il apparaît, au vu des multiples facettes d’une problématique aussi complexe, que l’analyse de la crise financière et de ses conséquences appelle une approche interdisciplinaire. Cet ouvrage relève ce défi et rassemble les contributions d’économistes, de juristes, de politologues, d’historiens et de spécialistes du monde des médias qui ont accepté de débattre ensemble du sujet lors d’un colloque tenu à Louvain-la-Neuve les 7 et 8 mai 2009.

Prices

Show Summary Details
Restricted access

QUATRIEME PARTIE: LA DIMENSION INTERNATIONALE DE LA CRISE

Extract

QUATRIEME PARTIE LA DIMENSION INTERNATIONALE DE LA CRISE Considerations accessoires sur les bulles boursieres Bruno COLMANT' Depuis le debut de la crise financiere de nombreuses voix s'elevent pour s'inquieter des bulles financieres. Chaque accroissement de volati- lite s'accompagne de l'intervention d'un cortege d'economistes impro- vises. Il faut alors faire le tri entre les propos cataclysmiques sur l'effondrement du systeme capitaliste et la necessite d'une reglementa- tion draconienne. Et surtout rappeler que la « main invisible » d'Adam Smith gifle parfois les marches boursiers. La difficulte, lorsqu'on analyse une crise boursiere, c'est de faire un effort d'humilite intellectuelle et d'entreprendre une demarche d'abstraction. L'humilite intellectuelle decoule du fait qu'une crise ne se prevoit pas, ni se s'explique totalement : dans le cas contraire, elle aurait ete prevenue. Au reste, la meine reserve doit prevaloir quant ä l'annonce de son achevement. En effet, sans capacite d' avoir pu anticiper une crise, an ne dispose pas de legitimite pour en consacrer l'aboutissement. Par ailleurs, l'etude empirique instruit que les cours de bourse ne sont ni previsibles, ni modelisables, et que la valeur boursiere explore en permanence l'alea, reposant lui-meme sur une volatilite anticipee. L'examen economique s'accommode mal des analyses emotives et frayeurs millenaristes. C'est avec factualite qu'il convient d'apprehender les crises. Celles-ci concernent non seulement les valeurs financieres, mais aussi les biens reels, tels l'immobilier et les matieres premieres. La question se pose donc de savoir comment definir ce phenomene auquel une importante litterature academique est consacree. Une bulle est due souvent ä la combinaison de deux phenomenes...

You are not authenticated to view the full text of this chapter or article.

This site requires a subscription or purchase to access the full text of books or journals.

Do you have any questions? Contact us.

Or login to access all content.