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Ressources, patrimoine, territoires et développement durable

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Edited By Muriel Maillefert, Olivier Petit and Sandrine Rousseau

Cet ouvrage fait suite au colloque international « La problématique du développement durable vingt ans après : nouvelles lectures théoriques, innovations méthodologiques, et domaines d’extension » (Université Lille 1, novembre 2008). Les contributions réunies ici s’attachent à porter un nouveau regard sur les dynamiques territoriales associées aux politiques de développement durable en mettant l’accent sur les liens qui unissent ressources, patrimoine et territoires. Dans un premier temps, les auteurs reviennent sur un certain nombre d’approches méthodologiques (participation et villes durables, démarches d’écologie industrielle) mais aussi théoriques du développement durable territorialisé. Plusieurs enjeux importants au sein des espaces urbains et péri-urbains, en France et à l’étranger (Suisse, Brésil), pour la mise en œuvre d’un développement durable territorialisé (étalement urbain et aménagement, transport, qualité de l’air, drainage) sont ensuite analysés. Enfin différentes approches théoriques et analytiques (économie du patrimoine, approche constructiviste des ressources territoriales, espaces fonctionnels, approche régulationniste) sont mobilisées pour interroger la place et le rôle des dynamiques patrimoniales et des ressources naturelles et territoriales dans la construction d’un développement durable des territoires.

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TROISIÈME PARTIE. RESSOURCES ET PATRIMOINE: ENJEUX DE DURABILITÉ ?

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TROISIÈME PARTIE RESSOURCES ET PATRIMOINE : ENJEUX DE DURABILITÉ ? 205 Le patrimoine commun : une autre manière d’analyser la gestion collective des ressources naturelles Le cas de la gestion de l’eau en France Iratxe CALVO-MENDIETA, Olivier PETIT et Franck-Dominique VIVIEN Le domaine de la gestion des ressources naturelles n’a pas échappé, ces dernières décennies, à une tendance lourde de l’analyse économique qui consiste à voir dans les relations marchandes la forme privilégiée de socialisation et de régulation de l’économie, mais aussi de nombreux domaines que l’on pourrait aisément qualifier d’« extra-économiques » (la famille, le crime, etc.) Ce faisant, le marché étant vu comme un référentiel incontournable, on se focalise sur les mécanismes décentrali- sés d’allocation et de gestion des ressources qui, individualisme métho- dologique oblige, donnent tout leur poids à la rationalité individuelle, disqualifiant ou réduisant la pertinence d’autres formes de rationalité et de régulation d’essence plus collective (intervention publique, gestion communautaire) quant à la définition et à la mise en œuvre de règles de répartition des ressources. Cette manière d’idéaliser la relation mar- chande a toutefois ses limites et plusieurs économistes ont assez lucide- ment souligné que la « magie » du marché n’était qu’un leurre et qu’il était nécessaire d’analyser les mécanismes marchands de manière beaucoup plus pragmatique et raisonnable (Bromley, 1997). Sans contester l’importance de la relation marchande, notre propos vise à rappeler l’existence de mécanismes collectifs d’allocation et...

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