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Écrire et traduire pour les enfants / Writing and Translating for Children

Voix, images et mots / Voices, Images and Texts

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Edited By Elena Di Giovanni, Chiara Elefante and Roberta Pederzoli

De l’étude de quelques auteurs classiques à l’analyse du rôle des illustrations, en passant par la bande dessinée et le théâtre pour les enfants, ce volume analyse le vaste champ de l’écriture pour la jeunesse. Différentes contributions se penchent sur la traduction de la littérature de jeunesse, et plus particulièrement sur sa nature intersémiotique. Elles abordent de la sorte la problématique de la voix du traducteur et les principes théoriques guidant ce-dernier, ou se concentrent spécifiquement sur diverses littératures nationales. Un dernier axe de réflexion, enfin, offre un aperçu sur la traduction audiovisuelle, ses principes théoriques, ses réalisations concrètes et ses effets du point de vue de la réception. Les contributions réunies dans ce volume sont en français, anglais et italien.
The first section of this volume features a variety of essays on writing for children, ranging from studies of classic authors to an analysis of the role of pictures in children’s books, to an examination of comics and theatre for the young.
Subjects addressed in the second section include the intersemiotic nature of translating for children, the question of the translator’s voice, the theoretical principles that best aid translators in the field of children’s literature, as well as chapters exploring the idea of national literatures for the young. The third and final section offers insights into audiovisual translation for children. These contributions focus on theories and models for this kind of translational activity, as well as addressing a number of real-life cases and their reception.
The volume features contributions in three languages: French, English and Italian.

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L’engagement de Carlo Collodi, entre Baroque et Carnaval Jean Perrot 45

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45 L’engagement de Carlo Collodi, entre Baroque et Carnaval Jean PERROT Université de Paris XIII I. Les Aventures de Pinocchio ou les surprises du Baroque Quelles que soient les faiblesses, supposées ou réelles, du Pinocchio que Roberto Benigni a mis en scène dans son dernier film (2002), on ne pourra pas reprocher au cinéaste d’avoir lésiné sur la dimension baroque postmoderne de son interprétation : du début à la fin, des effets appuyés soulignent l’intention de marquer de ce style particulier l’aventure turbulente d’un « ragazzo » (un « enfant »), qui a pris ici figure d’homme. L’ouverture envoûtante montrant un superbe carrosse tiré par une centaine de rats blancs semble dérivée de la traduction et adaptation des contes donnée par Collodi dans I racconti delle fate (1875). Dans ces contes aussi, de magnifiques carrosses déploient d’étranges cortèges comme celui de l’ambassadeur dans « La Belle aux cheveux d’or » (« La Bella dai capelli d’oro ») de Mme d’Aulnoy, qui est tiré par plus de cent chevaux : « gli diede più di cento cavalli e cento lacchè » (Collodi, 1983 : 96). Ou mieux, celui, minuscule, de « L’Oiseau bleu », « L’Uccello turchino », un véritable jouet tiré par six souris vertes guidées par un rat couleur de rose, comme le sera le singe Pipi dans le récit de Collodi de 1883-1885, et dans lequel de petites égyptiennes- marionnettes dansaient la sarabande et le menuet mieux que toutes les ballerines de la Pergola et de la Scala...

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